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Insécurité à Makala : Des « Kulunas » arrachent le mollet d’un passant, la population en colère contre les policiers complices !
Un trentenaire a été victime d’une grosse blessure à son mollet, lors d’une rencontre avec des bandits à mains armées, la matinée de ce vendredi 19 juillet 2024, sur la route By-pass, dans son tronçon entre Rond-point Ngaba et le Triangle Campus.
En provenance de ses activités quotidiennes pour se rendre chez soi, cet homme a mal fini son chemin dans un centre de santé à Mfidi, dans la commune de Makala, où il a été suturé de 30 pinces.
« Ces malfrats sont sortis de l’avenue Manenga, dans la même agglomération », explique Joël Yakanda, témoin de l’événement qui a également confié qu’ils ont opéré sur la route By-pass dans son tronçon compris entre Rond-point Ngaba et le Triangle Campus sans pitié, ni remords ».
Craints par la population et agissant en toute impunité, ces kulunas arrachent des sacs des passagers sur motos, extorquent certains motocyclistes, etc.
La police soupçonnée de coopérer avec les Kulunas
Extorsion des biens, blessures, cambriolage et arrestations arbitraires par des hommes avec des tenues de la Police devient monnaie courante et fait désormais partie du quotidien des habitants du quartier Mfidi, dans la commune de Makala, à Kinshasa.
Ce quartier qui compte plus de 10 postes de Police et entouré par quelques autres dans ses frontières avec le quartier Righini, dans la commune de Lemba, enregistre chaque jour des cas d’insécurité alimentée par le phénomène communément appelé « Kuluna ».
« Les hommes en tenue, censés nous protéger deviennent également un danger pour nous comme ces inciviques qui dérangent jour et nuit notre quiétude », a déclaré un habitant du quartier.
Ceci étant, les habitants de ce quartier ne savent plus faire confiance aux policiers et lancent un cri d’alarme aux autorités de la capitale congolaise pour décanter la situation afin de vivre en paix et en sécurité.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
