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Insécurité à Lubumbashi : Découverte des corps sans vie emballés dans les Sacs
La population de Lubumbashi, dans la province du Haut Katanga, découvre ces derniers temps et presque chaque jour qui passe, des corps sans vie des personnes ligotées et emballées dans les sacs, le long des routes.
Le dernier cas est celui qui vient de se produire la nuit du jeudi 08 au vendredi 09 mars 2023, au quartier Lubaba, dans la commune de Kamalondo, où un corps sans vie, emballé dans un sac de rafia a été découvert.
Des scènes macabres qui attirent l’attention de plus d’un lushois et qui attestent que la criminalité dans cette ville prend de plus en plus des allures inquiétantes, dépassant l’entendement humain.
Contactés par la rédaction de CONGOPROFOND. NET à ce sujet, plusieurs habitants de ce quartier ont souhaité voir l’implication des autorités pour mettre fin à cette criminalité.
» Nous ne comprenons rien finalement, les enfants ont découvert ce corps sans vie, il y a quoi au juste ? Chaque jour les corps dans les sacs à Kamalondo, Golf, Kabula Meshi. Déjà 10 cas dans l’espace de deux semaines. Nous exigeons des autorités, rien que la sécurité des personnes et de leurs biens « , nous a déclaré un habitant de ce quartier.
En réaction, le Maire de la ville de Lubumbashi, Martin Kazembe, a fait une descente sur place pour s’enquérir de la situation.
Prenant la parole, après la levée du corps autorisée par le procureur de la République, Martin Kazembe a exhorté la population de rester vigilante et surtout à maintenir une collaboration étroite avec les services de sécurité pour mettre en déroute ces inciviques qui troublent la quiétude de la population en cette période électorale.
Notons que le Gouvernement provincial du haut Katanga annonce bientôt les mesures contraignantes pour mettre fin à cette nouvelle forme de la criminalité.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
