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INPP : Patrick Kayembe Nsumpi s’auto-évalue et dévoile sa stratégie pour 2022
C’est devant les professionnels des médias que le Directeur général a.i de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), Patrick Kayembe Nsumpi, a évalué ce lundi 24 janvier 2002, ses actions depuis bientôt 6 mois qu’il est à la tête de cette institution. Il en a profité pour dévoiler sa stratégie pour la nouvelle année car, plusieurs défis auxquels il fait face, restent à relever.
Pour le DG a.i, l’INPP s’inscrit dans une vision sur 5 ans. Sa stratégie pour 2022 en ce qui concerne la formation professionnelle, est celle de s’affirmer auprès des employeurs, qui constituent sa cible en renforçant leur capacité pour les rendre plus compétitif.
En effet, le défi majeur de Patrick Kayembe Nsumpi est de créer un climat de paix et de sérénité au sein de son entreprise. Son souci c’est de mettre tous les travailleurs de L’INPP dans des bonnes conditions de travail.
À peine 6 mois comme DG a.i, « PKN » est auteur de plusieurs actions à impact visible. Il a apporté sa touche surtout en terme d’innovation. Il a initié la rédaction des manuels de procédure qui sera bientôt validé. Il a procédé à l’inauguration du bâtiment de l’INPP Matadi, la pose de la première pierre pour la construction d’un centre de contrôle technique, la signature d’un contrat avec la GIZ contrat négocié par lui-même dans le cadre d’un projet sur les mines, la signature d’un contrat avec la JICA et l’entreprise Huawei, la construction du bureau de l’ INPP Kisangani et Bunia, la reforme de certaines structures de l’INPP qui mettent mal à l’aise ses détracteurs.
Dans le souci de rendre plus efficace la gestion de l’INPP, un mouvement du personnel a été effectué pour avoir un bon repère. Il y a eu des affectations au niveau interne. Les formateurs ont été renforcé en capacité. « Les discussions continuent avec la Banque Mondiale dans le cadre du projet « Kin elenda » pour la création d’un centre de formation à Maluku dans les jours à venir », a-t-il fait savoir.
Le DG ai, avec toutes ses réalisations, pense bien faire les choses et n’a nullement peur des mauvaises langues et estime que ces détracteurs habitués à semer le désordre dans cette institution étatique peuvent dire tous qu’ils veulent parce qu’ils ne connaissent ni sa valeur moins encore sa carrière.
« les relations entre L’INPP et ses partenaires sont au beau fixe. Aucun d’eux n’a résilié le contrat par ce qu’il y a eu changement à la tête de l’INPP. Nos relations de coopération ont été affermies depuis mon avènement. Nous continuons à travailler ensemble. Je reconnais que mon prédécesseur avait laissé l’argent pour le fonctionnement de l’INPP et cela n’a jamais été détourné. Les gens veulent juste créer du sensationnel pour distraire », poursuit-il.
« En cette année 2022, nous allons innover dans l’entreprenariat des jeunes en collaborant bien-sûr avec d’autres structures telle que l’ANAPI et L’APEC. L’INPP sera présente et fera parlé de lui en ce qui concerne la formation professionnelle dans tous les domaines. Dans l’unité, nous sommes capable de relever le défi », rassure le DG a.i de l’INPP.
Tous les cadres et agents de l’INPP ont clôturé l’année 2021 par une cérémonie d’échange des vœux au centre de l’INPP à la 11ème rue Limete dans une ambiance de convivialité.
Elda Along/congoprofond.net
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
