Connect with us

Actualité

Inondations en ribambelle : la RDC sombre dans les eaux, Kalehe à son tour frappée

Published

on

Trois jours de pluies diluviennes, du 9 au 11 mai 2025, ont suffi pour replonger Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, dans le chaos.

Aucun mort n’a été enregistré, selon la société civile locale, mais les dégâts matériels sont lourds et illustrent une nouvelle fois la vulnérabilité extrême des populations face aux catastrophes naturelles récurrentes.

51 maisons d’habitation emportées par des éboulements, une école (Institut Bulungu) et une église (CECA 40) gravement endommagées, des champs ravagés, et des familles entières sans abri, exposées aux intempéries, sans secours et sans eau potable. Voilà le visage de Kalehe ce lundi 12 mai 2025.

« C’est tout le territoire du Sud-Kivu qui semble submergé par les eaux », déplore un acteur de la société civile. Après Kasaba, dans le territoire de Fizi, où les inondations ont tué 62 personnes selon le gouvernement provincial, c’est Kalehe qui paie encore le prix fort des pluies incessantes. Et cela dans un silence presque glacial des autorités nationales.

Il y a deux ans jour pour jour, le territoire de Kalehe avait connu l’une des catastrophes les plus meurtrières de l’histoire récente du pays : près de 700 morts à Bushushu et Nyamukubi, le 4 mai 2023. Deux ans plus tard, les survivants de cette tragédie vivent encore dans des conditions précaires, oubliés de tous.

Et pendant que l’eau monte, le pays attend. Ce lundi matin, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a exprimé **sa compassion** et appelé à **la mobilisation du gouvernement**. Un message, encore un. Mais les sinistrés n’ont pas besoin de mots ; ils attendent de l’eau potable, des tentes, des soins, une vraie réponse d’urgence.

À l’heure où la saison des pluies semble se prolonger de manière inhabituelle, la République démocratique du Congo sombre dans les eaux, inondation après inondation, territoire après territoire. Le pire, c’est que rien ne semble prêt pour y faire face.

Dorcas Mwavita/CongoProfond.net

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

Published

on

L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

Continue Reading