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Actualité

Inondations à Kinshasa : le député Éric Tshikuma en appelle à la mise en place d’un dispositif structuré pour collecter et distribuer les dons aux sinistrés

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Face aux inondations dévastatrices qui ont récemment frappé Kinshasa, le député national Éric Tshikuma a lancé un appel vibrant à la solidarité nationale pour venir en aide aux victimes. Dans une déclaration publiée sur son compte X (anciennement Twitter), il exhorte le gouvernement central, en collaboration avec le gouvernement provincial, à organiser une collecte de dons en espèces et en nature pour soutenir les sinistrés.

Le député Tshikuma souligne avec émotion l’importance de mettre en place un dispositif bien structuré pour assurer une distribution équitable et efficace des dons, garantissant ainsi une prise en charge digne des personnes affectées : « Face à l’ampleur des dégâts humains, matériels et infrastructurels, et dans le but de renforcer les interventions d’urgence en cours, j’encourage le gouvernement central, en collaboration avec le gouvernement provincial, à lancer un appel national à la solidarité en faveur des victimes. Cela suppose la mise en place urgente d’un dispositif structuré de collecte de dons, en espèces comme en nature, ainsi que la coordination rigoureuse de leur distribution, afin de venir en aide aux sinistrés qui ont un besoin pressant d’une prise en charge digne et efficace », a-t-il écrit.

Dans un souci de transparence et de responsabilité, il préconise également l’établissement et la publication d’un rapport détaillé sur la gestion des contributions reçues et distribuées. Cet appel intervient alors que les autorités locales ont confirmé au moins 33 décès et de nombreux dégâts matériels dus aux intempéries.

Dorcas Ntumba

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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