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Inondation à Kinshasa : 2.956 personnes sinistrées, 43 décès et 46 personnes hospitalisées. Bilan du gouvernement sur la situation humanitaire après les pluies diluviennes

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À la suite des fortes pluies qui se sont abattues sur la ville de Kinshasa dans la nuit du 4 au 5 avril 2024, le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a rendu public un communiqué de presse ce mardi 8 avril 2025, dressant un état des lieux de la situation humanitaire et des efforts en cours.

Selon ce document, 2 956 personnes sinistrées ont été prises en charge dans les différents centres d’accueil officiels. Le bilan humain fait état de 43 décès et 46 personnes hospitalisées.

Le ministère souligne également que des infrastructures essentielles ont été endommagées, notamment celles de la Société nationale d’électricité (SNEL) et de la REGIDESO. Toutefois, des réparations sont en cours et évoluent à un rythme soutenu. Actuellement :
• Tous les postes haute tension (HT) et moyenne tension (MT) sont en service,
• 12 usines REGIDESO sont alimentées,
• 121 cabines sur 159 sont déjà remises en service,
• 17 feeders sur 23 en ligne moyenne tension sont opérationnels.

Les services météorologiques annoncent la poursuite des intempéries, avec des risques accrus dans plusieurs zones de la capitale, notamment : Ndjili, Matete, Barumbu, Selembao, Mont-Ngafula, Kisenso, Ngaliema, Limete et Makala.

Face à cela, les autorités recommandent à la population d’éviter les déplacements non essentiels vers ces zones à haut risque et d’appliquer scrupuleusement les mesures suivantes :
• Ne pas traverser les eaux stagnantes ou en crue pour éviter les risques de noyade, d’électrocution et de maladies (choléra, infections, etc.),
• Évacuer les maisons fissurées et les pentes instables pour prévenir les glissements de terrain,
• Éviter tout contact avec les lignes électriques coupées.

Le ministère en appelle au sens de discipline et de solidarité de la population face à cette situation difficile. Il invite chacun à suivre attentivement les consignes des autorités locales, en particulier dans les communes concernées.

La situation reste donc préoccupante, mais les efforts pour rétablir les services essentiels et protéger la population sont en cours.

Dorcas Mwavita/CongoProfond.net

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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