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Infrastructures/Construction du pont Cihanda au Sud-Kivu : Un détournement de fonds serait à la base de l’arrêt des travaux !
Neuf mois après le début des travaux de construction du pont Cihanda, jeté sur la rivière portant le même nom, sur la route nationale N° 5 au Sud-Kivu, l’on assiste à une suspension desdits travaux pour des raisons inconnues.
Quelques agents journaliers de l’Office des routes, rencontrés sur place, se sont confiés au micro de CONGOPROFOND.NET et ont déclaré que les causes de cette suspension ne leur avaient pas été révélées.
Ayant requis l’anonymat, l’un d’eux a précisé que : » Il nous avait simplement été demandé de rester à la maison et une fois les travaux seront repris, nous serons informes « .
Cependant, inquiète, la population de ce coin, dans le souci de voir ce pont être achevé, se pose la question sur la destination du fonds décaissé par le FONER et affecté à la construction de ce pont d’intérêt national.
Entre-temps, l’hypothèse d’un prétendu détournement est évoquée, par bon nombre des travailleurs de cet Office.
Néanmoins, certaines sources concordantes soutiennent que seule la moitié des fonds, soit 400.000$, a été remise à la Direction Provinciale de l’Office des routes et l’autre moitié se serait partagée entre différentes autorités à Kinshasa.
Selon le calendrier d’exécution, les travaux devraient être complètement terminés dans 4 mois, à dater du 01 Octobre 2022, mais jusqu’à présent, 9 mois après, ils sont bloqués.
Pendant ce temps, les usagers de la RN5 qui sont soumis à d’innombrables taxes, ne savent plus à quel Saint se vouer. Ils demandent au Gouvernement central de diligenter une enquête sérieuse, afin de dénicher la destination de ce fonds.
Notons qu’outre le non achèvement de ce pont, les usagers la nationale N°5, fustigent l’état piteux de cette route d’intérêt national.
Précisons par ailleurs que tous nos efforts pour joindre le Directeur Provincial de l’Office des routes/Sud-kivu, sont restés vains.
Nicolas Cahihabwa Bisimwa/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
