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Infrastructures : Alexis Gisaro satisfait ses hôtes
C’était une journée marathon au cabinet du Ministre d’État, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, Alexis Gisaro Muvunyi, le mercredi 21 septembre 2022. Tour à tour, Alexis Gisaro s’est entretenu avec l’Ambassadeur de la République d’Espagne, le Coordonnateur Exécutif du Bureau de Coordination de Contrôle et de suivi du projet en eau profonde de Banana qui a conduit la délégation de l’entreprise DP Word et deux Sénateurs.
Pour Charles Roblès, Ambassadeur d’Espagne en RDC, il était question de se rendre compte de ce qu’est le Ministère des Infrastructures et Travaux Publics et son importance dans le développement de la Rd. Congo.
» Dans mon expérience dans plusieurs pays où j’étais en poste, j’ai compris qu’un pays comme chez moi en Espagne, se développe quand les routes sont bonnes… », a laissé entendre Charles Roblès.
De ce fait, il s’est dit satisfait des réponses reçues d’Alexis Gisaro sur les différents projets en cours. Notamment, celui du développement de 145 territoires.
Tout après, c’était le tour de la délégation de DP Word conduite par le Coordonnateur Exécutif du Bureau de Coordination de Contrôle et de suivi du projet en eau profonde de Banana.
Durant leur séance de travail, le Coordonnateur a signifié qu’il était important de lever sur des questions laissées en suspens.
» Il est dans l’obligation de l’État congolais de remettre en état la route Banana-Kinshasa selon certaines spécificités techniques afin de supporter le flux entre Kinshasa et Banana (vice-versa), lorsque le port sera érigé. »
Sorti rassuré de cette rencontre, le Coordonnateur de ce bureau de Coordination a indiqué que dans moins de trois semaines, un cahier des charges sera donné à toutes les parties prenantes pour sa validation, bien évidemment après des études qui seront menées par l’ACGT.
De l’autre côté, c’est le Sénateur Mabaya Gizi qui a été reçu par Alexis Gisaro. Dans sa gibecière, l’élu des élus a plaidé auprès de Gisaro afin que le financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) ait un impact visible dans les infrastructures routières dans son électorat.
» Nous avons parlé aussi du pont Kwilu qui est menacé par les eaux qui viennent de partout et aussi par des érosions vers la rive droite. Nous avons échangé avec le Ministre pour que les interventions se fassent rapidement afin de ne pas dépenser beaucoup d’argent après », a signifié le Sénateur Mabaya.
Pour clôturer cette série, une autre sénatrice, c’est Mwando Katempa Christine a profité pour présenter au patron des ITP, la problématique de réhabilitation du port de Moba dans la province du Tanganyika.
Satisfaite de la présence l’entreprise contractante dans cet échange, la Sénatrice a signifié qu’il se tiendra incessamment, une séance de travail afin de redéfinir des responsabilités.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
