À la Une
Industrie culturelle : Catherine Kathungu échange avec Souzy Kaseya et Lokwa Kanza
La ministre de la
Culture, Arts et Patrimoines, Catherine Kathungu Furaha, a reçu, le 18 août 2021
dans son cabinet de travail à Kinshasa, les artistes musiciens Souzy Kaseya et Lokwa Kanza. L’industrie culturelle comme ressort pour développer le secteur de la culture et l’amélioration des conditions de vie des artistes a été au centre de leur entretien.
Poly-instrumentiste et spécialiste de la musique assistée par ordinateur, Souzy Kaseya s’est dit disposé à mettre son expérience au service du ministère de la Culture, afin d’appuyer le mandat de la ministre Catherine Kathungu Furaha.
« Nous avons bâti des carrières très fortes à l’extérieur de notre pays, l’expérience que nous avons acquise est très utile pour permettre à Madame la ministre, qui a de très bonnes idées, d’atteindre ses objectifs », a déclaré Souzy Kaseya, au sortir de l’audience.
Lokwa Kanza, pour sa part, a promis d’apporter son soutien aux démarches de réglementation de la gestion des droits d’auteur qui reviennent aux artistes.
« Madame la Ministre a une forte capacité d’écoute et c’est la chose dont on a besoin en tant que artistes », a-t-il dit.
Lokwa Kanza a exprimé son regret du fait que les artistes périssent pauvres, leurs oeuvres ne soient pas respectées et qu’ils ne soient pas payés. Pour lui, les artistes ne doivent pas vivre dans la mendicité, ils doivent au jour d’aujourd’hui prendre conscience de ce travail afin qu’ils en vivent., a dit en substance.
David Mayele
À la Une
Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
