Sécurité
Incursion des groupes armés Zaires à Djugu : Bilan tragique et destruction dans le groupement Fataki
Dans la nuit du samedi 08 au vendredi 09 février 2025, une violente incursion de groupes armés Zaires a eu lieu au village de Buchama, situé dans le Groupement Fataki, Secteur des Walendu Djatsi, dans le territoire de Djugu, en Ituri. L’attaque a fait un bilan tragique de cinq personnes tuées, dont deux femmes, deux filles et un homme, abattus à coups de balles et de machettes.
Les assaillants ont également incendié 31 maisons, détruisant des biens de grande valeur, et pillé d’autres ressources. Deux autres personnes ont été blessées au cours de l’attaque. Après avoir commis ces forfaits, les malfaiteurs ont pris la fuite, se dirigeant vers le Groupement Djaiba, Chefferie Bahema Bajere.
L’incursion a été confirmée par le Chef de secteur de Walendu Djatsi, qui a précisé que les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont rapidement réagi, poursuivant les assaillants. Un des malfrats a été capturé et est actuellement détenu au niveau du bataillon FARDC de Fataki.
La délégation du secteur, accompagnée des forces armées, s’est rendue sur les lieux du drame pour apporter des messages d’apaisement et de consolation aux familles des victimes. Une petite enveloppe a également été remise pour soutenir les proches dans l’organisation des funérailles. Malgré l’effort des autorités et des militaires, la situation reste difficile pour la population, particulièrement en raison des incendies qui ont ravagé de nombreuses maisons, laissant les habitants dans une grande précarité.
Actuellement, le calme est revenu dans la zone, bien que les habitants demeurent traumatisés par cette attaque brutale et la perte de leurs biens. Les autorités locales et les FARDC continuent de veiller sur la sécurité de la population tout en poursuivant leurs efforts pour stabiliser la situation dans cette région du territoire de Djugu.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
