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Incursion à Lshi : 14 miliciens, 4 FARDC et 3 civils tués ce dimanche !
Des présumés miliciens Kata-Katanga ont, le matin de ce dimanche 14 février 2021, fait incursion au camp présidentiel Kimbeimbe, situé à l’entrée de ville sur la route Likasi, et au camp Kibati où se trouve le dépôt de carburant et le garage militaire.
Une psychose totale a gagné toute la ville de Lubumbashi à cause des plusieurs crépitements des balles sans arrêt. L’incursion a fait plusieurs morts du côté des assaillants, autant de celui des forces de l’ordre et de la population.
Une dizaine de militaires ont succombé dans ces affrontements. Le bilan de la société civile locale est de: 14 Morts du côté insurgés dont 10 à Kimbeimbe et 4 à Kibati; 4 loyalistes dont 2 GR et 2 infanteries ont également trouvés la mort.
« 3 civils morts dont un pasteur qui partait matinalement à l’église, un enfant d’un militaire âgé de 14 ans à (Kibati) et un motard qui a trouvé la mort à l’hôpital Afia Don Bosco; Toutes les victimes ont été touchées par balle perdue lors des affrontements », nous précise Jeff MBIYA du cadre de concertation de la Société civile locale.
Ce dernier nous confirme que 8 assaillants sont aux arrêts, 4 armes ont aussi été récupérées auprès des assaillants, dont 2 PKM ( Armes lourdes) et 2 AKM.
De plus, il sied de noter que toutes les activités avaient repris normalement aussitôt après que la situation ait été maitrisée par les forces de l’ordre. Le transport en commun, boutiques, boulangeries, salons de coiffure, les vendeurs ambulants et autres activités commerciales ont vite repris leurs activités quotidiennes.
Craignant la deuxième vague d’attaque des miliciens dissimulés dans les quartiers de la ville de Lubumbashi, Jeff MBIYA précise que le niveau d’alerte a été augmenté: « Le niveau d’alerte a été augmenté parce qu’il y a crainte d’une autre vague d’attaque ».
« La population lushoise est appelée à collaborer avec les services de sécurité, d’alerter tout mouvement suspect et de rester vigilante en faisant confiance aux autorités légalement établies », nous a-t-il informé.
Rappelons que tous les assaillants arrêtés, sont auditionnés à la 22ème région militaire, pour connaître le mobile de leur attaque, dont les seules cibles n’étaient que les sites militaires.
Gédéon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
