Actualité
Incendie du lycée Mwanga/Kolwezi : Quand le drame nous rappelle notre responsabilité ( Par Joseph Sekabo, Consultant RSE et spécialiste en communication)
Le lundi 24 avril 2023, toute la République Démocratique du Congo a été secouée par des images terribles et insoutenables des écolières du haut d’un bâtiment de deux niveaux cherchant à sauter pour fuir l’incendie. Suivant les autorités, au total, 132 victimes dont 126 élèves, 2 enseignants, 2 surveillants, 1 intervenant et 1 policier, sont en observation médicale suite au traumatisme psychologique et blessures physiques subis lors de cet incendie survenu au lycée Mwanga dans la ville de Kolwezi, province de Lualaba. Cependant, depuis ce mardi 5 avril, l’opinion a appris avec consternation la nouvelle du décès de Nyanga Maloba Glodie Élève de 6e primaire qui a succombé après une intervention chirurgicale au niveaux du crâne .
Il sied de noter que la sécurité incendie dans les écoles demeure une pratique complétement oubliée depuis de décennies dans notre pays. Ce drame du Lycée Mwanga devra tous nous interpeller afin de prendre à bras-le-corps la problématique de la sécurité de nos enfants dans les écoles.
Une politique sécurité incendie devra être mise en place dans toutes les écoles de la République avec, en priorité, l’installation des extincteurs et la formation des enseignants comme pompiers auxiliaires à même d’intervenir en cas d’incident.
Aux entreprises socialement responsables, en particulier les entreprises minières exploitant dans la province de Lualaba, un appel est lancé afin marquer leur engagement sur des sujets sociétaux. Concrètement, ces entreprises doivent inscrire dans leur programme de Responsabilité Sociétale (RSE) la dotation des extincteurs dans les écoles. Cette contribution nettement impactant répondrait favorablement à la question centrale communauté et développement local des lignes directrices de la norme ISO 26000.
Joseph Sekabo
Consultant RSE et spécialiste en communication
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
