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Incendie criminel à Dekese : Maisons, pharmacies, écoles, boutiques, églises, etc. parties en fumée !
Plus de 45 logis (maisons, pharmacies, écoles, églises et des boutiques) ont été incendiées à Longa, village situé à 80 km du centre du territoire de Dekese, par les personnes bien identifiées qui ont, par ailleurs, tiré à bout portant sur un homme d’environ soixante ans.
L’information est confirmée à CONGOPROFOND.NET par Patrick Bassa, administrateur du territoire
de Dekese .
« Il y a eu plusieurs maisons, écoles, églises , boutiques et pharmacies incendiées dans le village Longa. Les inciviques qui sèment la terreur dans des différents villages utilisent des armes fabriquées localement. Elles ont été, sur le champ, récupérées par les forces de l’ordre qui les ont transférées à Ilebo », a-t-il dit !
Touché par cette tragédie, Patrick Bassa a, lors de sa descente sur le lieu du drame, précisé qu’il s’est même vu attaquer, avec son cortège, par ces hors-la-loi qui ont tenté de l’empêcher d’arriver sur le lieu du drame. Malheureusement, leur objectif n’a pas été atteint et la suite est réservée aux autorités compétentes.
D’ores et déjà, il sollicite la descente sur terrain d’une délégation de la province afin de poursuivre les enquêtes déjà entamées et une assistance des sinistrés qui passent nuit à la belle étoile pour certains et d’autres dans les termitières.
Pour l’heure, affirme-t-il, le calme est revenu et toutes les populations qui avait fui ont regagné leurs villages respectifs. » Tous les inciviques arrêtés sont identifiés et ces derniers ont, à chaque fois, utilisé des armes blanches et armes de chasse communément appelées calibres 12. Ces délinquants sont jusqu’à présent entrain d’être auditionnés à l’auditorat militaire d’Ilebo avant qu’ils soient transférés au parquet secondaire », conclut-il.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
