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Incendie à la Cité du Fleuve : à qui profite le crime ?
L’incendie, le samedi 3 octobre 2020, d’une des résidences de l’actuelle ministre rd-congolais de l’Urbanisme et de l’Habitat Pius Muabilu Mbayu Mukala, continue de défrayer la chronique.
Alors que la cause exacte n’est pas encore connue, les limiers de la police ont entrepris des recherches minutieuses pour fixer l’opinion sur les causes réelles de ce sinistre.
D’ores et déjà contrairement aux rumeurs relayées par certains médias, affirmant que c’est à cause des coupures volontaires d’électricité de la part du gestionnaire de cette cité que cet incendie s’était déclaré, par l’utilisation d’un groupe électrogène, plusieurs témoignages confirment que la SNEL a subi entre 5 et 10 coupures ce jour-là. « A chaque fois qu’il y a coupure, notre groupe électrogène prend le relais de façon automatique. Il n’y a pas de coupure volontaire », affirme un technicien de de cette cité située au large du fleuve Congo, au quartier Kingabwa dans la commune de Limete et offrant un environnement urbain first world avec des routes asphaltées, l’eau et l’électricité en continue, le ramassage des ordures, etc.

Interrogé sur les contours de ce drame par CONGOPROFOND.NET, un responsable de ce site s’est refusé d’exprimer un quelconque commentaire tant que les résultats de l’enquête ne seront pas connus. « Je ne peux qu’insister sur le fait que malgré une forte collaboration entre La Cité du Fleuve et la SNEL depuis des années, la fourniture n’est pas toujours stable, surtout en cette période, et nous en avions été informés », a-t-il appuyé.
Au sujet du contrat qui lie les propriétaires des résidences à la Cité du fleuve, en ce qui concerne la gestion de l’eau, de l’électricité et des incendies, il faut noter qu’à la signature d’un contrat d’achat, les propriétaires s’engagent à respecter le règlement d’ordre intérieur ainsi que de payer un forfait mensuel pour la fourniture de l’eau, la sécurité, le ramassage des ordures, l’entretien et le nettoyage des parkings et des routes, le jardinage, l’entretien des piscines communes, l’éclairage public, etc. « L’assurance étant une obligation légale, chaque propriétaire en est responsable individuellement. Malheureusement, près de la moitié des résidents ne paie pas. Le courant électrique est distribué par nos infrastructures en système prépayé géré d’Afrique du Sud par voie informatique. La fourniture vient de la SNEL et par des groupes que nous avons installés. Depuis des années, nous demandons à la SNEL de reprendre la distribution et la facturation directe à chaque appartement sans obtenir tout de suite », a expliqué le responsable de ce projet foncier et immobilier.

Rappelons que c’est en 2008 qu’ont commencé les études techniques sur le terrain (études géologiques, géotechniques, hydrologiques et autres) pour s’assurer de sa viabilité et de sa sécurité, afin d’éviter un impact nuisible sur l’environnement naturel. C’est presque 40 millions de dollars qui ont été dépensés pendant deux ans pour commander ces études. Les premiers travaux de remblayage ont eu lieu en 2010 et la première maison a été livrée en 2012. Aujourd’hui, il y a 50 blocs de six appartements et plus de 18 villas déjà vendues et habitées. Au total, nous avons plus de 400 logements et environ 3000 habitants.

Bénéficiant d’un service anti-incendie avec un personnel qualifié pour faire face à tout ce qui peut arriver à ce quartier chic et réputé de la capitale congolaise Kinshasa, c’est d’ailleurs le camion de la Cité du Fleuve qui est arrivé en premier sur les lieux, le jour de l’incendie de la maison du ministre Pius Muabilu. Bien plus tard, les camions pompiers sont arrivés, mais sans suffisamment d’eau. C’est encore le camion citerne de la Cité qui a pu le ravitailler.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
