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Impact Santé Afrique et le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) renforcent les capacités des OSC dans les plaidoyers pour la mobilisation des ressources domestiques dans la lutte contre le paludisme en RDC
Afin de lutter contre le paludisme, qui demeure la principale cause de morbidité et de mortalité en République Démocratique du Congo (RDC), Impact Santé Afrique (ISA), une organisation non gouvernementale africaine dirigée et coordonnée par des jeunes femmes, et le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) se mobilisent pour renforcer la société civile locale et donner aux communautés concernées les moyens d’améliorer la qualité des services de santé et de mettre fin au paludisme. Dans cette optique, ISA et PNLP ont lancé un atelier de formation des Organisations de la Société Civile (OSC) sur le plaidoyer et leur rôle essentiel dans cette lutte. L’atelier se déroulera du 26 au 28 février 2024 à Kinshasa, dans la salle des réunions du Bâtiment Administratif Paul PANDA FARNANA, situé dans la commune de LINGWALA.

Le paludisme constitue un défi majeur en RDC, affectant particulièrement les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Le pays se classe au deuxième rang des contributeurs à la charge de morbidité palustre en Afrique et au troisième rang mondial. En 2022, plus de 27 millions de cas de paludisme ont été enregistrés, entraînant près de 25 000 décès. L’élimination de cette maladie fait partie des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Pour faire reculer cette endémie, il est crucial de mobiliser et d’impliquer tous les acteurs, y compris les OSC. Ces organisations jouent un rôle majeur dans la lutte contre le paludisme en plaidant en faveur d’une augmentation des dépenses publiques consacrées à la santé et à la mobilisation des ressources. Elles fournissent également des services de base tels que l’accès aux soins, à l’eau et à l’assainissement, ainsi que des solutions d’abri, de conseil et de soutien aux populations les plus défavorisées. En outre, elles peuvent demander des services publics efficaces aux autorités compétentes.
Dans cet esprit, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), en collaboration avec son partenaire Impact Santé Afrique (ISA), a organisé un atelier de formation des OSC sur le plaidoyer et la communication pour le changement social et comportemental dans la lutte contre le paludisme.

L’objectif principal de cet atelier est de renforcer les capacités de 20 OSC en matière de plaidoyer et de leur rôle dans la lutte contre le paludisme, afin de contribuer à l’amélioration de leurs actions et à l’engagement des leaders en faveur de cette lutte en RDC.
Plusieurs objectifs spécifiques ont été définis, notamment l’amélioration de la connaissance des OSC sur le Plan Stratégique National de lutte contre le paludisme (PSNLP) pour la période 2024-2028 et la Stratégie de communication sur le paludisme. De plus, les OSC seront formées au plaidoyer pour la lutte contre le paludisme, ainsi qu’à leur rôle spécifique dans ce domaine. Enfin, un plan d’action de plaidoyer sera élaboré pour renforcer les actions de lutte contre le paludisme.
Les résultats attendus de cet atelier sont multiples. Il est prévu que la connaissance des OSC sur le plan stratégique national de lutte contre le paludisme et sur la stratégie de communication soit améliorée. De plus, les capacités des OSC en matière de plaidoyer et leur compréhension de leur rôle dans la lutte contre le paludisme seront renforcées. Enfin, un plan d’action de plaidoyer spécifique sera élaboré pour guider les actions futures.
Cet atelier constitue une étape importante dans la lutte contre le paludisme en RDC, en renforçant le plaidoyer des OSC et en mobilisant les acteurs clés pour une action concertée. Il est essentiel de continuer à unir nos efforts pour éliminer cette maladie dévastatrice et améliorer la santé de la population congolaise.
Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
