Education
IGE : Hubert Kimbonza en guerre contre les faussaires dans les écoles et bureaux gestionnaires, y compris la DINACOPE
Dans une lettre adressée aux inspecteurs principaux provinciaux (IPP) et consultée par la rédaction de CONGOPROFOND.NET le lundi 15 septembre 2025, l’inspecteur Général à l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Hubert Kimbonza Sefu, instruit ses collaborateurs, toutes affaires cessantes, de procéder à un contrôle administratif des membres du personnel engagés et payés dans les écoles et bureaux gestionnaires.
Ce contrôle qui intervient au moment où le Ministère lance la mission du toilettage du fichier paie des enseignants, selon les recommandations de la commission paritaire de fin août 2024, porte essentiellement sur le titre scolaire (diplôme d’Etat) et les commissions d’affectation.
» Vu l’importance et la sensibilité de cette activité, je vous demande de faire surseoir toutes les autres activités de contrôle et de focaliser votre attention sur celle-ci en mobilisant tous vos inspecteurs itinérants, exploitants, chefs de pool,…« , a écrit Hubert Kimbonza, avant d’attirer l’attention de ses collaborateurs sur le sérieux à mettre dans ce travail.
» Nul n’est besoin de vous rappeler que cette mission devra faire l’objet d’engagement citoyen pour éviter toute complaisance de la part des inspecteurs et des sanctions sévères seront prises à l’encontre des contrevenants« , a-t-il martelé.
Consciente de la souffrance qu’ont endurée les enseignants non payés (NP) et nouvelles unités (NU), en cumulant plusieurs années d’impayés, l’autorité ministérielle s’est résolument engagée à la recherche des ressources financières pouvant lui permettre de régulariser la situation salariale de ces deux catégories d’enseignants.
Autrement dit, l’argent qui sera récupéré auprès des faussaires, fictifs et doublons, servira à leur prise en charge.
Cependant, les réactions sont mitigées concernant cette démarche. D’un côté, les enseignants NP et NU applaudissent et attendent avec impatience la concrétisation de ce vœu, le cas des Instituts DOKOLO et MATUNDU BOTA à Kisenso et d’autre côté, on souhaite un payement aligné au budget de l’Etat.
» Les enseignants non payés (NP) sont dans le calcul du budget du Gouvernement. Il est à noter que dans le budget de 2025, il était prévu que les NP et N.U soient pris en charge« , nous a confié une source de la DINACOPE qui a requis l’anonymat.
» Cette opération ne va rien apporter. C’est une mauvaise piste que la Ministre d’Etat a choisie. Que les NP et NU ne comptent pas sur cette mission « , nous dira une autre source interne de la DINACOPE, ayant requis l’anonymat aussi.
Un directeur, chef d’établissement du primaire, se pose des questions : » La fois passée, ils ont fait le toilettage. Combien d’écoles ont été payées ? Les nouvelles écoles doivent être prises en charge par le budget de l’Etat, mais non par cette opération. S’ils ne trouvent pas de fictifs, les nouvelles écoles resteront toujours impayées ?« .
Cependant, de la volonté affichée par l’autorité et des inquiétudes exprimées par les enseignants, se dégagent quelques questions, notamment :
1. Quel est le nombre réel d’enseignants non payés (NP) qui sont éligibles à l’intégration dans le fichier de paie ?
2. Les ressources financières qui seront dégagées à l’issue du toilettage du fichier paie, seront-elles à la hauteur du besoin ?
3. Le Ministère de la Fonction Publique a annoncé la prise en charge des agents au mois d’octobre prochain (T4). Qu’en est-il des enseignants qui ne bénéficient pas encore de ce statut ?
Soulignons que le contrôle administratif engagé par l’IGE vaut son pesant d’or, car les faussaires ont envahi les établissements scolaires. Selon certains témoignages, il existe d’agents sans formation scolaire qui sont affectés à des postes exigeant des diplômes.
Aussi, convient-il de rappeler que les nouvelles technologies étant à la base des falsifications des documents à travers le monde, la combinaison de deux méthodes, traditionnelle et moderne, facilitera la tâche aux contrôleurs. Les diplômes d’Etat contiennent actuellement un code QR à partir duquel la vérification peut être faite, en utilisant le scannage.
Bref, aux dernières nouvelles, le contrôle a déjà commencé depuis hier et se poursuit, nous ont témoigné les enseignants, les chefs d’établissements et les agents de la DINACOPE. Le rapport cette mission, selon la correspondance de l’IG, est attendu au plus tard le 27 septembre prochain.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Mongala : Près de 10.000 finalistes lancent la conquête de l’Examen d’État 2026
Au total, 9 991 élèves finalistes prennent part, ce lundi 4 mai, aux épreuves hors session de l’Examen d’État édition 2026 dans la province éducationnelle Mongala 1, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon des sources officielles.
Prenant la parole, le directeur provincial de l’Éducation, Jean-Claude Kilonga, a salué l’engagement des autorités nationales en faveur du secteur éducatif.
« Je salue la détermination du Président de la République dans sa vision pour l’éducation, mise en œuvre par la ministre d’État, la professeure Raïssa Malu Dinanga, qui œuvre à apporter des innovations pour booster l’éducation de notre jeunesse », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que ces épreuves ( dissertation, oraux de français et d’anglais, ainsi que les pratiques professionnelles ) constituent une étape décisive pour les finalistes du secondaire et les autodidactes.
« Ces épreuves sont le couronnement de votre parcours scolaire. Abordez-les avec calme, discipline et honnêteté. Refusez toute forme de tricherie : seule la réussite méritée vous ouvrira les portes de l’avenir », a-t-il exhorté, appelant également les encadreurs au respect strict des consignes et de la rigueur professionnelle.
De son côté, l’inspectrice principale provinciale, Françoise Mombo, a mis en lumière deux innovations majeures introduites cette année :
– l’instauration de l’oral d’anglais pour toutes les filières du cycle long ;
– la numérisation complète du processus de l’examen.
« Cette numérisation couvre toute la chaîne : de l’enrôlement des candidats à la publication des résultats, en passant par la collecte des données, le suivi des absences et la correction », a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que la province éducationnelle Mongala 1 compte 30 centres d’examen répartis en 16 filières, pour un total de 9 991 candidats, filles et garçons confondus. Les épreuves se déroulent du 4 au 18 mai 2026.
Présidant la cérémonie de lancement, le gouverneur de province, Jean Colin Makaka Pap’ekaka, a invité les candidats à faire preuve de sérieux et de patriotisme :
« Travaillez avec discipline et honnêteté. La qualité de notre province se mesure aussi à notre niveau intellectuel. Nous attendons de vous que vous serviez dignement la nation », a-t-il affirmé, avant de lancer officiellement les épreuves.
La cérémonie s’est tenue au lycée Monzoto Mwa Tongo, en présence du président de l’Assemblée provinciale, des membres du comité provincial de sécurité et des autorités éducatives. Elle a débuté par le serment du citoyen, suivi d’une ronde dans plusieurs centres de la sous-division Lisala 1.
Jonas Mboli Egbokolimba/CONGOPROFOND.NET
