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Ibenge : « J’ai quitté sans pression. Omari m’a proposé d’autres postes… »

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Jean Florent Ibenge vient de quitter officiellement le staff technique des Léopards de la RDC. Il a annoncé son départ après sa rencontre de ce mercredi 07 août 2019 avec le président de la Fédération Congolaise de Football Association( FECOFA), Constant Omari Selemani.

A sa sortie de la salle, Ibenge a remercié tous ses collaborateurs en souhaitant bon vent au prochain coach de la RDC. « Merci à tous mes collaborateurs de l’AS V.Club qui m’ont permis d’arriver à l’équipe nationale. Merci à tous mes collaborateurs de l’équipe nationale, merci aux joueurs, merci au public et à la presse. Bon vent a mon successeur. Je lui souhaite tout le meilleur, j’espère qu’il va amener l’équipe nationale plus loin… », a dit Florent Ibenge

A la question de savoir si sa démission est le fruit d’une quelconque pression, Florent Ibenge a répondu que c’est un effet volontaire. « Il y a aucune pression, je le fais volontiers. Et je le fais comme c’était prévu. A la première réunion il y a 5 ans, j’avais dit que je ne vais pas rester longtemps et je fais 5 ans. Dès le départ, beaucoup des gens savaient que c’était ma dernière CAN (Égypte 2019) quel que soit le résultat. C’est sans pression, mais avec beaucoup de collaboration. Et le président de la fédération ma proposé d’autres postes. Je vais voir. Le plus important, c’est la RDC », a-t-il conclu.

Florent Ibenge (57 ans), avait succédé à Claude Le Roy en août 2014 à la tête de la RD Congo.

Avec lui, la RDC s’est classée troisième du plus grand tournoi africain en 2015, puis a atteint les quarts de finale deux ans plus tard avant d’être éliminée en 8e de finale à la dernière CAN (Égypte 2019). Le poste du sélectionneur reste jusque-là vacant. Le directeur technique national, Christian N’Sengi Biembe a été chargé de trouver un entraîneur expatrié et expérimenté.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité

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Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.

Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante

Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.

Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.

Les failles du système judiciaire actuel

Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.

La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.

Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.

Les conditions d’une justice crédible

Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.

Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.

Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.

Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.

Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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