Connect with us

Médias

IA, info rapide et crédibilité en péril : L’alerte de Cyprien Yao Kouassi aux journalistes

Published

on

À l’heure où l’Intelligence Artificielle s’impose dans les rédactions, la crédibilité du journaliste est plus que jamais mise à l’épreuve. C’est le message central porté par l’Ivoirien Cyprien Yao Kouassi, lors de la conférence qu’il a animée ce jeudi 22 janvier à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, dans le cadre de la CIPREF ( Conférence internationale de la presse francophone).

Face aux étudiants et professionnels des médias, l’orateur a dénoncé une dérive inquiétante : la diffusion et l’amplification d’informations sans vérification préalable. « Sans fact-checking, le journaliste relaie des erreurs et met en danger la confiance du public », a-t-il averti, rappelant que la rapidité ne saurait justifier le renoncement aux fondamentaux du métier.

Autre faille pointée : le manque de transparence. Publier une information sans expliquer comment elle a été obtenue fragilise sa crédibilité.

Pour Cyprien Yao Kouassi, l’information journalistique doit être non seulement exacte, mais aussi traçable et assumée.

Abordant l’usage croissant de l’Intelligence Artificielle, il a mis en garde contre une dépendance aveugle. Si l’IA peut aider à la recherche, croire ses réponses sans vérification expose le journaliste à relayer des contenus erronés ou biaisés. « Dans ce cas, c’est notre crédibilité qui est atteinte », a-t-il souligné.

En conclusion, le conférencier a rappelé que, face aux contenus automatisés, la rigueur, l’éthique et la véracité demeurent les seules garanties pour préserver la confiance du public.

Journaliste et communicant ivoirien, Cyprien Yao Kouassi est reconnu pour ses travaux sur l’éthique des médias et les mutations numériques du journalisme dans l’espace francophone.

Tchèques Bukasa

À la Une

Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

Published

on

Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading