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Horreur à Popokabaka : des étudiants exécutent publiquement un tradi-praticien !

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L’ASBL « ZIBULA MESO » a appris avec une grande consternation le crime d’une extrême barbarie commis vendredi 22 mars dernier à la cité de Popokabaka (Province du Kwango), par des étudiants de l’ISP/Popo contre monsieur GEORGES MBAYA.

En effet, rapporte-t-il, tout est parti du décès d’un assistant de l’ISP/Popokabaka en la personne de PIERRE LEWULA, foudroyé le même jour.

Selon les témoignages recueillis par les membres de l’Asbl sur place, la foudre était tombée sur la maison de l’assistant quelques heures après le passage de GEORGES MBAYA parti lui réclamer sa créance.

Manipulés par des notables non autrement identifiés, les étudiants de son Institution ont organisé une chasse à l’homme contre ce juge coutumier et tradi-praticien accusé, sans preuve, d’être l’auteur de la foudre.

Après avoir enlevé l’infortuné de sa résidence, ils l’ont conduit vers le lieu du supplice où ils l’ont lynché, torturé, amputé certains de ses organes avant de l’égorger, sous le regard impuissant des éléments de la police et des autorités locales.  » Comme toute âme sensible peut le constater, il s’agit d’un crime horrible et d’une extrême atrocité jamais connu dans la province du Kwango », a indiqué Martinez NGYALUKA, président du Conseil d’Administration de l’ASBL ZIBULA MESO.

Cette dernière exprime sa vive indignation face à ce meurtre qui vient souiller sa province reconnue comme un havre de paix et d’hospitalité.

En tant que structure de la Société civile œuvrant pour la bonne gouvernance, la paix et l’unité au Kwango, ZIBULA MESO dénonce avec la dernière énergie la passivité des autorités locales et des éléments de la police qui auraient pu empêcher ce drame dans la mesure où l’infortuné habitait juste derrière leur Commissariat.

 

En outre, ZIBULA MESO ASBL déplore qu’à ce jour, aucun des criminels n’a été mis aux arrêts et que les bourreaux continuent à circuler librement dans les rues de POPOKABAKA sans être inquiétés et ce, au grand dam des enfants de la victime.

A cet effet, ZIBULA MESO ASBL s’insurge contre les comportements de certains notables de POPOKABAKA qui, selon des sources concordantes, ont manipulé les étudiants pour régler des comptes à ce juge coutumier et devin qui ne faisait pas de cadeaux aux sorciers de ce territoire en dénonçant leurs cabales occultes.

Enfin, ZIBULA MESO condamne la précipitation de l’administrateur du Territoire d’ordonner l’enterrement immédiat de l’infortuné sans l’accord de ses membres de famille et dans des conditions très précaires.

 » La RDC étant un Etat de droit, nous en appelons aux autorités compétentes principalement au Gouverneur et au Procureur général du Kwango pour diligenter, sans désemparer, une enquête afin d’établir les responsabilités et punir sévèrement les auteurs de ce meurtre », a conclu Philippe KUSUKAMA, Coordonateur National de Zibula Meso.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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