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Horreur à Goma : 11 personnes, dont 9 membres d’une même famille, froidement exécutées !
La ville de Goma s’est réveillée sous le choc ce samedi matin après la découverte d’un massacre d’une violence inouïe. Au quartier de Mugunga, des hommes armés ont sauvagement abattu une famille entière, n’épargnant ni les parents, ni les enfants, ni même les visiteurs présents.
Selon une vidéo poignante filmée par un voisin, en larmes face à l’horreur, le bilan est effroyable : onze personnes ont été froidement exécutées. Les corps gisent encore sur le sol, maculant de sang la maison familiale.
Le M23 accusé de terrorisme
Cet acte odieux a suscité une vague d’indignation et de colère. Pour beaucoup, il illustre la véritable nature du M23, un groupe armé accusé de semer la terreur dans la région. « Ce ne sont pas des libérateurs, ce sont des terroristes », s’indigne un témoin, soulignant le caractère abject du massacre d’une famille entière, enfants compris. « Ce n’est pas une guerre militaire, c’est une campagne de terreur contre des civils sans défense », ajoute-t-il.
Une insécurité croissante
Avant l’arrivée du M23 et de leurs soutiens rwandais, Goma n’avait jamais connu un tel niveau d’insécurité. Les assassinats ciblés, les pillages, les disparitions, les viols et les exécutions sommaires sont devenus le lot quotidien des habitants.
Ce massacre de Mugunga s’ajoute à la longue liste des atrocités commises dans l’est de la RDC depuis le retour du M23/RDF, une région en proie à une violence endémique depuis de nombreuses années. La population, déjà éprouvée par les conflits et les déplacements, vit dans la peur constante.
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
