Connect with us

À la Une

Hommage à Samy Mikobi, fin stratège et relationniste de grande marque ( Par Jean-Pierre Eale Ikale, journaliste)

Published

on

La nouvelle de sa mort, tard dans la soirée de ce jeudi 11 mai, s’est répandue comme une traînée de poudre et a laissé dans l’émoi tous ceux qui l’ont connu. Samy Mikobi, surnommé  » Le Stratège », est un nom et une figure bien connus dans le milieu de showbizz congolais. Notable de Bandal, en particulier, ce Kinois a été immortalisé par la plume de l' »Homme culturel » et journaliste, Jean-Pierre Eale Ikabe dans l’une de ses mémorables chroniques signée le 1er septembre 2019.

Ci-dessous l’intégralité de l’hommage rendu de son vivant à Samy Mikobi, le « Strateco ».

La réussite dans la vie dépend des ingrédients qu’on met en œuvre pour y parvenir. Et avoir une bonne dose de ce que l’on appelle pudiquement entregent est un atout. Cette adresse à savoir se conduire en société et à lier d’utiles relations. Samy Mikobi l’a bien intégré dans son vécu. Un entregent naturel qui l’entraîne au delà de sa sphère au point de côtoyer toutes les couches de la société.

Silhouette frêle, mais efficace en action, Samy Mikobi est de la race du bois dont on fait les flûtes, c’est-à-dire très accommodant. Il a l’habileté à évoluer dans les milieux influents et à faire jouer ses relations. Utilement. Ainsi, il s’offre l’occasion de fréquenter diverses personnalités. Un riche réseau relationnel qui ouvre les portes et met les gens ensemble. Ce qui, à l’évidence, consolide sa réputation grâce justement à ses capacités notamment d’être en osmose avec les autres. Ce qui n’est pas le moindre de ses mérites.

Originaire de la commune de Bandalungwa qui l’a vu naitre et grandir, Samy Mikobi a fait ses classes à l’Athénée de Kalina devenu Athénée de la Gombe : lieu par excellence où se mêlaient les enfants d’une certaine classe de la société. Les prémices de ce qu’il allait être dans son futur ont commencé à se dessiner là…

Je l’ai connu dans les années 80 dans les milieux des jeunes de Ma Campagne surtout avec les Rodall Dambana. Et puis, nous avons eu des enfants dans une même famille chez les Ndala à Bandal. Nous étions devenus de beaux-frères.

Homme public et ami des musiciens, nous avons en commun tous les amis ou presque, et en particulier Papa Wemba. Il était un de rares, en dehors de Riva Louboume et Georges Ambraches Ngalula, chez qui Papa Wemba pouvait aller prendre un temps de repos dans son appartement en face du stade de collège Boboto dont il pouvait emprunter le véhicule pour faire ses courses. Toujours disponible pour rendre service, sa vie professionnelle est jalonnée de hauts faits d’armes.

Il a laissé son empreinte dans ACEC, société électrique belge dont papa Ngonda était représentant à l’ex-Zaïre. Et depuis 1990, il est, avec ses amis les Rodall, à une structure dont le centre d’intérêt est la douane du nom de Socodam, logée dans l’immeuble de l’ACP (Agence congolaise de presse).

Naturellement fidèle en amitié, il est dans le pré carré du Premier ministre honoraire et actuel vice-président du Sénat, son homonyme Samy Badibanga.

Après les funérailles de Papa Wemba, je l’ai revu aux obsèques de Patchely Madilu et pour fixer l’instant cet instantané en guise d’illustration du présent post. Fidèle à sa nature avec sa taille slimée et bien limée. Il est demeuré lui-même : ce visage emblématique qui n’a jamais pris de rides. Ceci dit, mettez simplement une affaire entre ses mains, il vous garantira un meilleur rendu !

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading