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HJ Hospital : menace sur les grévistes !

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La situation est toujours tendue à HJ Hospital, situé au croisement des avenues Funa et TP à Limete, depuis le déclenchement ce jeudi 12 septembre 2019.

Face aux revendications de ses agents, le directeur général de ce complexe médical, l’ex procureur Jean Mukenge, a fait savoir le caractère illégal de cette démarche. A l’en croire, cela va à l’encontre de la loi, d’autant plus que son comité n’était pas saisi de cet arrêt de travail. » Il a indiqué n’être qu’au courant des revendications des chauffeurs réclamant la prise en compte des heures supplémentaires. Pour lui, cette action de grève ne sera pas sans conseauence. Il nous a demandé de nous présenter pour discuter, affirmant qu’il n’a jamais reçu notre mémo. Nous le lui avons renvoyé et il a demandé une heure pour s’en imprégner… », a rapporté un membre de la délégation syndicale à CONGOPROFOND.NET.

Notons que depuis ce matin du jeudi 12 septembre une ambiance inhabituelle bat son plein dans cette institution médicale où sifflets et chants hostiles sont adressés au comité de direction.

Les agents de ce complexe hospitalier, œuvre de Harish Jagtani, un sujet indien, dénoncent un traitement inhumain, une injustice notoire et revendiquent leurs salaires.

A en croire un mémo des agents parvenu à CONGOPROFOND.NET, les revendications portent sur le non respect des salaires.  » Nos titres et qualités ne sont pas respectés. Les Indiens touchent jusqu’à 2500 USD alors que les nationaux sont payés entre 150 et 300 USD. D’ailleurs cet argent est tout le temps réduit pour des motifs farfelus… », s’est plaint un laborantin.

Réclamant la prise en charge médicale immédiate de leurs familles dans les installations de HJ Hospital comme cela se fait pour les expatriés, les agents exigent la cessation immédiate de la cuisine de routine avariée qui leur imposée par Mr Mukesh.

Dans le même registre, ils demandent la signature imminente des contrats de travail après la période dite d’essaie et le payement des heures supplémentaires.

Notons que dans cet hôpital les expatriés ont le droit d’utiliser en permanence leurs telephones, alors que des restrictions sont imposées aux nationaux.
 » Nous exigeons que la paie de tous les agents se fasse au même moment que les expatriés ! », ont fait savoir les agents.

Cette grève intervient moins d’un mois après le passage du chef de l’Etat, Felix Tshisekedi, à HJ Hospital
venu inaugurer une clinique pour la classe moyenne .

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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