Diplomatie
Historique : La 49ème Assemblée Parlementaire Francophone marque un tournant pour la paix mondiale
Que faut-il retenir de la diplomatie parlementaire initiée par l’honorable Président Vital Kamerhe ? En ce mois de juillet à Montréal, le monde a été le témoin d’un événement exceptionnel : la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone a voté à l’unanimité une résolution sans précédent pour la paix en République Démocratique du Congo.
Cette résolution audacieuse appelle nommément le Rwanda et l’Ouganda, pays agresseurs, de la RDC à quitter les territoires congolais occupés, tout en prônant le renforcement de la diplomatie parlementaire au sein de l’espace francophone. Cette victoire historique, fruit d’une collaboration sans faille entre les délégations présentes, établit un nouveau socle pour la recherche de la paix dans le monde.
En unissant leurs voix et en mettant de côté les différences politiques, les représentants des pays francophones ont démontré qu’il est possible d’agir ensemble pour un avenir plus harmonieux. Cette résolution, véritable plaidoyer pour la justice et la solidarité, résonne comme un appel à l’action pour tous les acteurs internationaux.
En exhortant les pays agresseurs à quitter les territoires occupés, elle affirme avec force que la paix ne peut être atteinte qu’à travers le respect des frontières et des droits des peuples. En consolidant la diplomatie parlementaire au sein de l’espace francophone, cette Assemblée ouvre la voie à une coopération renforcée et à des échanges constructifs entre les nations.
En mettant en avant les valeurs de dialogue et de compréhension mutuelle, les parlementaires ont montré qu’ils peuvent être des acteurs clés dans la construction d’un monde plus pacifique et solidaire. Ainsi, la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone restera gravée dans les annales comme un moment clé de l’histoire diplomatique parlementaire congolaise mais aussi mondiale.
En choisissant l’unanimité pour faire passer cette résolution historique, les délégués ont prouvé qu’ensemble, ils sont capables de franchir les obstacles et de bâtir un avenir meilleur pour tous. La délégation congolaise conduite par Vital Kamerhe mérite la reconnaissance de la nation pour ce travail bien fait qui est en soi une récompense bien plus appréciée qu’un salaire.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
