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Diplomatie

Historique : La 49ème Assemblée Parlementaire Francophone marque un tournant pour la paix mondiale

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Que faut-il retenir de la diplomatie parlementaire initiée par l’honorable Président Vital Kamerhe ? En ce mois de juillet à Montréal, le monde a été le témoin d’un événement exceptionnel : la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone a voté à l’unanimité une résolution sans précédent pour la paix en République Démocratique du Congo.

Cette résolution audacieuse appelle nommément le Rwanda et l’Ouganda, pays agresseurs, de la RDC à quitter les territoires congolais occupés, tout en prônant le renforcement de la diplomatie parlementaire au sein de l’espace francophone. Cette victoire historique, fruit d’une collaboration sans faille entre les délégations présentes, établit un nouveau socle pour la recherche de la paix dans le monde.

En unissant leurs voix et en mettant de côté les différences politiques, les représentants des pays francophones ont démontré qu’il est possible d’agir ensemble pour un avenir plus harmonieux. Cette résolution, véritable plaidoyer pour la justice et la solidarité, résonne comme un appel à l’action pour tous les acteurs internationaux.

En exhortant les pays agresseurs à quitter les territoires occupés, elle affirme avec force que la paix ne peut être atteinte qu’à travers le respect des frontières et des droits des peuples. En consolidant la diplomatie parlementaire au sein de l’espace francophone, cette Assemblée ouvre la voie à une coopération renforcée et à des échanges constructifs entre les nations.

En mettant en avant les valeurs de dialogue et de compréhension mutuelle, les parlementaires ont montré qu’ils peuvent être des acteurs clés dans la construction d’un monde plus pacifique et solidaire. Ainsi, la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone restera gravée dans les annales comme un moment clé de l’histoire diplomatique parlementaire congolaise mais aussi mondiale.

En choisissant l’unanimité pour faire passer cette résolution historique, les délégués ont prouvé qu’ensemble, ils sont capables de franchir les obstacles et de bâtir un avenir meilleur pour tous. La délégation congolaise conduite par Vital Kamerhe mérite la reconnaissance de la nation pour ce travail bien fait qui est en soi une récompense bien plus appréciée qu’un salaire.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Génocide des Tatars de Crimée : L’Ukraine appelle le monde à ne jamais oublier

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À l’occasion de la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée, l’ambassadeur de l’Ukraine en RD Congo a rappelé les souffrances endurées par des centaines de milliers de Tatars déportés par le régime stalinien en mai 1944. Dans un message empreint de mémoire et de vigilance, Vasyl Hamianin souligne que cette tragédie demeure un symbole des crimes du totalitarisme et un avertissement contre l’indifférence face aux violations des droits humains.

Le monde civilisé commémore aujourd’hui la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée. C’est le 18 mai 1944, sur ordre de Joseph Staline, qu’a débuté la déportation massive des Tatars de Crimée hors de leur péninsule natale.

En l’espace de deux jours, plus de 165.000 personnes avaient déjà été arrachées à leurs foyers. Au total, 47.885 familles, soit 193.865 personnes ( dont plus de 92.000 enfants de moins de 16 ans ) furent envoyées de force vers des régions reculées d’Asie centrale. Les familles ne disposaient que de quelques minutes pour se préparer avant d’être entassées dans des wagons de marchandises inadaptés au transport humain, sans nourriture suffisante, sans eau ni assistance médicale.

Pour beaucoup, ce voyage fut fatal. Des milliers de Tatars de Crimée périrent durant le transfert forcé, tandis que d’autres moururent dans les premières années d’exil, victimes de la faim, des maladies et de conditions de vie inhumaines.

Selon le message de l’ambassadeur, cette déportation constituait une opération punitive planifiée visant à détruire un peuple en tant que communauté autochtone, en le privant de sa terre, de sa culture, de sa langue et de son identité.

 

Pendant des décennies, les Tatars de Crimée ont vécu sous surveillance du régime soviétique, sans droit de retour sur leur terre d’origine, tandis que leur tragédie restait réduite au silence.

Malgré l’exil et les répressions, le peuple tatar de Crimée n’a jamais cessé de lutter pour son retour et pour la préservation de son identité. Le retour massif vers la Crimée n’a véritablement commencé qu’à la fin des années 1980, avant que l’Ukraine indépendante ne permette enfin une reconnaissance publique de cette tragédie historique.

Pour l’ambassadeur ukrainien, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle représente un avertissement universel contre les crimes du totalitarisme et rappelle que l’indifférence face aux souffrances humaines peut conduire aux pires tragédies.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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