À la Une
Hermione Bolumbe, voix de la jeunesse congolaise au Sommet Espagne-Afrique de Madrid
Du 6 au 8 juillet 2025, la capitale espagnole a vibré au rythme du 3ᵉ Sommet Espagne-Afrique, une plateforme stratégique réunissant décideurs politiques africains et entrepreneurs ibériques autour des enjeux de développement et de coopération bilatérale.
Au cœur de cet événement de haut niveau, une figure congolaise a une nouvelle fois retenu l’attention : l’honorable députée nationale Hermione Bolumbe, élue de Mont Amba (Kinshasa).

Déjà remarquée pour son intervention percutante lors de l’édition précédente à Barcelone, Hermione Bolumbe a confirmé à Madrid son statut de leader émergent. Invitée à intervenir dans le cadre d’un panel consacré à « La jeunesse africaine au cœur de la coopération hispano-africaine », la jeune parlementaire a livré une allocution vibrante, portée par une vision claire : faire des jeunes africains les acteurs majeurs du développement du continent, et non de simples spectateurs. « Les jeunes ne sont pas des figurants, mais des moteurs de changement », a-t-elle affirmé avec force, suscitant une salve d’applaudissements.
« Pour transformer l’Afrique, il faut donner aux jeunes les clés du développement et leur place légitime dans les mécanismes décisionnels. »
La RDC, terre d’opportunités et d’avenir

Hermione Bolumbe n’est pas seulement la voix de la jeunesse congolaise mais aussi de l’Afrique centrale elle est la présidente de jeunes parlementaires de la région Afrique centrale. Plus qu’un discours militant Hermione a apporté une contribution stratégique au sommet en mettant en avant les atouts économiques de la République Démocratique du Congo, notamment dans le domaine agricole. Elle a souligné que le pays dispose de plus de 80 millions d’hectares de terres arables et de 4 millions d’hectares de terres irrigables, des ressources immenses localisées en particulier dans des provinces telles que le Nord-Kivu ou le Kasaï.
Avec son énergie caractéristique, elle a lancé un appel direct aux investisseurs espagnols : « Venez toucher la réalité sur le terrain. La RDC ne demande qu’à construire des partenariats solides et durables. »
Un plaidoyer panafricaniste inspiré

Dans un moment fort de son intervention, Hermione Bolumbe a convoqué la pensée de Frantz Fanon, figure emblématique du panafricanisme, en rappelant cette citation puissante : « L’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve au Congo. »
Une manière habile de replacer la RDC au cœur des dynamiques de transformation du continent, soulignant que le réveil économique et politique de l’Afrique passe inévitablement par l’éveil du géant congolais.
Un leadership en mouvement

De Barcelone à Madrid, l’Arménie en passant par Brazzaville et Dar-es-Salaam, Hermione Bolumbe enchaîne les forums, les panels et les rencontres bilatérales, animée par une détermination sans faille à faire rayonner la jeunesse congolaise sur la scène internationale. À 35 ans, elle incarne une nouvelle génération de leaders africains, à la fois ancrés dans leur réalité locale et ouverts sur le monde.
Ambassadrice crédible d’une RDC ambitieuse, Hermione Bolumbe multiplie les initiatives pour créer des ponts entre l’Afrique et l’Europe, tout en ouvrant des perspectives nouvelles aux jeunes Congolais. Sa présence au Sommet de Madrid s’inscrit dans cette dynamique d’action et de transformation, où l’audace, la compétence et l’engagement ne sont plus des options, mais des exigences.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
