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Actualité

Henriette D’Angeville : L’Ascension audacieuse d’une pionnière

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En 1838, une femme a défié les conventions et les limites imposées par son époque en devenant la première femme à conquérir le Mont Blanc sans l’assistance d’un homme. Henriette D’Angeville, une figure emblématique de cette aventure audacieuse, a su allier détermination et originalité dans une ascension mémorable.

Ce qui rend son exploit particulièrement remarquable, c’est son choix singulier de provisions : 18 bouteilles de vin, 26 poulets rôtis et un pigeon voyageur. Ces choix, loin d’être anodins, témoignent d’une volonté de célébration et de convivialité, suggérant que l’escalade d’une montagne peut également être une expérience sociale et festive.

Henriette ne se contentait pas de grimper ; elle préparait une fête au sommet, défiant ainsi l’idée que l’escalade était une entreprise austère réservée aux hommes. L’équipement de cette pionnière mérite également d’être souligné. À une époque où les vêtements d’escalade pour femmes n’existaient pas, elle a conçu sa propre tenue, alliant fonctionnalité et élégance.

Sa culotte osée, dissimulée sous un corset, et son chapeau raffiné symbolisent à la fois l’audace et le style. En empruntant à la mode de son temps tout en la réinventant pour répondre à ses besoins, Henriette a démontré qu’il était possible d’être à la fois féminine et déterminée, une dualité souvent négligée dans le récit des pionnières.

Lorsqu’elle atteint le sommet, le moment est tout aussi symbolique. Ses guides, en la soulevant dans les airs, ne font pas que célébrer son succès ; ils participent à un acte de reconnaissance qui transcende le genre. En cet instant, Henriette ne s’élève pas seulement au-dessus des cimes des Alpes, mais elle s’élève aussi au-dessus des préjugés de son époque.

Elle marque un tournant dans l’histoire de l’alpinisme. Henriette D’Angeville n’est pas seulement une figure de l’histoire de l’escalade ; elle est un symbole de la détermination féminine, un exemple de la façon dont une femme peut se frayer un chemin dans un monde dominé par les hommes.

Son ascension audacieuse rappelle que l’histoire est souvent façonnée par ceux qui osent défier les normes et les attentes. Avec une touche d’élégance et de bravoure, elle a prouvé que les sommets ne sont pas réservés à un seul genre, mais qu’ils appartiennent à tous ceux qui osent rêver et agir.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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