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Sécurité

Haut-Uélé : rupture de stock de nourritures à la prison centrale d’Isiro !

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Le directeur de la prison centrale d’Isiro dans la province du Haut-Uélé, Stéphane Omari Mbazi a révélé au cours d’une interview accordée ce vendredi 26 novembre2021 que la prison centrale d’Isiro connaît actuellement une rupture en stock des nourritures.

Il a laissé entendre que les prisonniers incarcérés dans ce site vivent actuellement dans des conditions difficiles à cause justement de manque des vivres .

 » C’est quelque chose qu’il faut déplorer puisqu’il n’y a pas de vie sans manger. Quand on n’a pas à manger surtout avec les vulnérables qui sont en prison, il y a risque d’attraper des maladies… » , craint le directeur Stéphane Omari, avant d’indiquer que ça fait déjà 5 jours qu’il n’y à pas des nourritures à donner aux prisonniers.

Par ailleurs, il dit attendre la réaction des autorités compétentes après le rapport qu’il a déposé à qui de droit.

 » J’ai écrit, je suis allé voir les autorités. J’attends la suite. Si ça traine au niveau national, la solution viendra même au niveau des autorités provinciales… « , a-t-il déclaré.

Par ailleurs, a-t-il déclaré, il se démene pour trouver quelque chose à donner à ses prisonniers en attendant l’intervention des autorités.

La prison centrale d’Isiro héberge actuellement une centaine des détenus, alors que sa capacité d’accueil est d’une quarantaine seulement, signale-t-on.

Ledimus/Congoprofond.net

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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