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Haut-Uélé: Paluku Kamate, directeur provincial de l’ANR, accusé des coups et blessures et d’arrestation arbitraire contre le maire d’Isiro
Dans une lettre du 25 février 2021 adressée au procureur général près la Cour d’Appel du Haut-Uélé, la Communauté de la Jeunesse MAYOGO, par le biais de son président Jacques Gboto Wowo, dénonce le comportement belliqueux du directeur provincial de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Jean-Pierre PALUKU KAMATE.
En effet, dit la lettre, « après son retour de soins de santé à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, en janvier dernier, le maire de la ville d’ISIRO, en la personne de Monsieur Jean-Joseph MATETE OSAKO HERI, nommé par l’Ordonnance No081012 da 02/A2/2018 portant nomination des Maires et des Maires Adjoints en République Démocratique du Congo, a informé, de par sa lettre No00I/JJMOH/009/CAB/MAIRIE D’ISIRO/2021 du 19/0212021, les autorités publiques provinciales dont le Directeur Provincial de l’ANR/Haut-Uélé, de la tenue imminente de sa première parade ce mardi vers 09 heures locales à l’enceinte même de la Mairie d’ISIRO. »
Cependant, ajoute la lettre, « contre toute attente, sans juste motif surgira aux environs de 11 heures locales d’ISIRO du même mardi, à la Mairie d’ISIRO, en jeep marque RAV4 de couleur noire, Monsieur Jean-Pierre PALUKU KAMATE, directeur provincial de l’ANR/Haut-UéIé avec une équipe de trois personnes non
autrement identifiées et enlevant en plein service « manu militari » au bord de ladite jeep, Monsieur le Maire de la Ville d’ISIRO tout en lui administrant des coups réels au visage, et ce, par devant ses subalternes sans pour autant tenir compte de sa qualité de « Représentant de l’Etat Congolais et de la Province du Haut-Uélé dans la Ville I’ISIRO », laquelle qualité est légalement protégée par les dispositions des articles 93 et 121 de la Loi organique No08/016 du 07/fi/2009 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les Provinces; 91 de la Loi organique No13/011-B du 11 avril 2013 et 54 du Décret du 06/08/1959 portant code de procédure pénale. »
C’est pourquoi, les jeunes
MAYOGO, Communauté Culturelle Locale des jeunes peuplant le Territoire de RTINGU en Province du Haut-Uélé, vous saisissons, par sa lettre au Procureur Général, tient non seulement à dénoncer avec la toute dernière énergie le comportement belliqueux de Monsieur Jean-Pierre PALUKU
KAMATE, mais aussi et surtout ils démandent l’implication et exercice de compétence judiciaire du procureur général afin « d’engager de poursuites répressives à I’encontre de l’incriminé précité pour des faits « d’arrestafion arbitraires et coups et blessures >>, prévus et punis par les articles 46 et 67 du Code pénal Congolais Livre II afin qu’un tel comportement d’une très haute personnalité de l’administration publique congolaise ne se reproduise, et ce, dans la sauvegarde de la vision du Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Ântoine TShisekedi, initiateur de l’ « Union Sacrée » prônant un « Etat de droit » en bannissant la théorie des intouchables sur toute l’étendue nationale. »
Par ailleurs, profitant de I’occasion, les jeunes de Mayogo appellent à l’implication directe et personnelle de I’Administrateur Général de I’ANR, pour des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre de son subalterne, le nommé Jean-Pierre PALUKU KAMA’TE, Directeur provincial de l’ANR/Haut-Uélé, pour des faits sus évoqués, et ce, conformément aux dispositions de l’article 7 du Décret-Loi No003-2003 du 11 janvier 2003 portant création et
organisation de l’Agence Nationale de Renseignement qui stipule que: « (…)
L’Administrateur Général de l’Agence Nationale de Renseignement veille au respect de lois et règlements, de la déontologie et de la discipline au sein de l’Agence Nationale de Renseignement et dispose de la plénitude du pouvoir disciplinaire sur l’ensemble du personnel de l’Agence Nationale de Renseignement (…) ».
« Or, dans le cas sous examen, point n’est besoin de démontrer le comportement et agissement combien belliqueux de Monsieur Jean-Pierre PALUKU KAMATE, Directeur Provincial de l’ANR/Haut-Uélé; violant ainsi intentionnellement les devoirs d’un Agent Public de l’Etat et Personnel de l’AN& lesquels devoirs sont prévus aux dispositions de l’article 107 al.2de la Loi N »16l013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière de services publics de l’Etat et celles de l’article 3 point 4 du Décret-loi No003-2003 du 11 janvier 2003 portant création et organisation de I’Agence Nationale de Renseignement, » poursuit la lettre.
Ainsi donc, en vue d’assurer une cohésion provinciale au sein de la population de la Province du Haut-Uélé en général, et dans la ville d’ISIRO en particulier, nous, les jeunes MAYOGO de la ville d’ISIRO, sollicitent l’implication personnelle et directe du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat et garant du bon fonctionnernent des institutions de la République qui prône l' » humanisation du Service National de Renseignement de la République Dëmocratique du Congo» et un « Etat de droit» sur toute l’étendue de la
République, d’une part; et d’autre part, sollicitent également l’implication de Monsieur le Gouverneur de Province du Haut-Uélé, Christophe BASEANE NANGAA, Représentant du Gouvernement Central en province et garant du respect des lois et règlements de la
République » (art. 63 de la Loi N »08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des Provinces) afin que la paix, la concorde et la cohésion règnent au sein de la Mairie d’ISIRO en particulier; et dans la Province du Haut-Uélé en général.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
