Provinces
Haut-Uélé : l’UDPS/Watsa dénonce des tracasseries présumées aux barrières et interpelle les autorités
Le président fédéral de l’UDPS/Tshisekedi Fédération de Watsa, Georges Musakindrayi Budulungwe, alerte sur ce qu’il qualifie de tracasseries présumées dans plusieurs barrières de contrôle installées dans le territoire de Watsa.
Dans un entretien accordé à Congo Profond.net ce vendredi 17 juillet 2026, ce responsable du parti présidentiel dénonce des pratiques qui, selon lui, s’éloignent de la mission régalienne des services de sécurité affectés à ces différents points de contrôle.
D’après Georges Musakindrayi Budulungwe, certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de la Direction générale de migration (DGM), de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et de la Police de circulation routière (PCR) seraient impliqués dans des actes de tracasserie à l’endroit des populations et des usagers des routes.
« Les services de sécurité doivent revenir à leur mission première qui est celle de protéger la population et sécuriser le territoire », affirme-t-il, estimant que certaines barrières seraient devenues, selon ses termes, des lieux où certains agents chercheraient davantage des intérêts personnels.
Le président fédéral de l’UDPS/Watsa accuse certains agents affectés à ces postes de contrôle de percevoir de l’argent de manière irrégulière auprès des conducteurs des motos et autres usagers.
Il soutient également que ces pratiques contribueraient à ternir l’image des institutions de la République et de la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« Ces comportements ne reflètent pas la vision du Chef de l’État. Les agents de l’État doivent travailler pour protéger la population et non pour l’appauvrir », déclare-t-il.
Interpellation des autorités provinciales
Georges Budulungwe interpelle le gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu, ainsi que l’administrateur du territoire de Watsa, Dieudonné Magay, les appelant à prendre des mesures afin de mettre fin aux pratiques dénoncées.
Il estime que les autorités ne devraient pas rester dans une gestion administrative, mais privilégier des actions concrètes sur le terrain.
Le responsable politique évoque également la situation du groupement Ngilinga Mayika, dans la chefferie Bari-Logo, où il affirme qu’il existe un manque de présence de certains services de sécurité dans plusieurs zones, alors que des agents seraient visibles sur certaines barrières pour effectuer des contrôles.
Il dénonce par ailleurs le marquage de certaines motos et engins roulants après contrôle, une pratique qui, selon lui, nécessite une attention des autorités compétentes.
Un délai de 48 heures accordé aux autorités
Face à cette situation, le président fédéral de l’UDPS/Tshisekedi Fédération de Watsa accorde un délai de 48 heures au gouverneur du Haut-Uélé et à l’administrateur du territoire de Watsa afin d’apporter des réponses aux préoccupations soulevées.
La rédaction reste en attente de la réaction des autorités provinciales et des services concernés pour équilibrer les points de vue autour de cette situation.
Junior kasamba/Congoprofond.net