Provinces
Haut-Uélé : Le gouverneur suspend les activités des opérateurs miniers étrangers dans le territoire de Watsa
Jean Bakomito Gambu, gouverneur de la province du Haut-Uélé, a signé un arrêté suspendant les activités des opérateurs miniers étrangers dans le territoire de Watsa, situé dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Cette décision intervient après la dégradation des ressources naturelles et l’absence de bénéfices économiques pour la province, malgré les autorisations délivrées.
À la presse locale, Jean Bakomito a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation.
« Comme vous pouvez le voir, cette rivière est pratiquement détruite. L’eau ne peut pas couler normalement et les retombées économiques de cette exploitation pour la province sont nulles », a-t-il déploré, soulignant ainsi l’ampleur des dégâts causés par l’exploitation minière incontrôlée.
Le gouverneur a également dénoncé l’implication des opérateurs étrangers dans ce secteur, alors que les autorités congolaises avaient accordé des autorisations pour des mines artisanales et non pas pour les activités semi-industrielles.
Avec cette mesure, le gouverneur vise à protéger l’environnement et à garantir que les ressources naturelles de la province profitent véritablement aux populations locales.
Cette suspension devrait également permettre de réévaluer les pratiques d’exploitation minière dans la région afin de préserver les écosystèmes et maximiser les retombées économiques pour la province du Haut-Uélé.
La rédaction
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
