Société
Haut-Uele : la situation des personnes du troisième âge jugée préoccupante dans plusieurs territoires
La situation des personnes du troisième âge demeure préoccupante dans la province du Haut‑Uele, particulièrement dans les territoires de Rungu, Wamba, Watsa, Nyangara, Faradje et Dungu. Cette révélation a été faite mardi 17 février 2026 à votre radio par Muhindo Kayumbu, coordonnateur provincial de l’Association Médicale pour l’Assistance des Personnes Âgées (AMAPA).
Selon lui, les personnes âgées de la province font face à de nombreux défis majeurs, notamment des problèmes de santé récurrents, l’abandon familial, la pauvreté extrême ainsi que le manque d’accès aux soins médicaux appropriés. Une situation qu’il qualifie d’alarmante au regard du nombre croissant de cas recensés dans plusieurs entités.
Dans un entretien téléphonique accordé à Congo profond.net, Muhindo Kayumbu a insisté sur la nécessité d’une attention particulière du gouvernement provincial afin de mettre en place des mécanismes de protection sociale adaptés à cette catégorie souvent vulnérable.

Il a également lancé un appel aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux partenaires humanitaires pour soutenir les structures qui prennent en charge les personnes du troisième âge, soulignant que son organisation fonctionne jusque-là avec des moyens limités.
« Les personnes âgées identifiées sont nombreuses et leurs besoins sont immenses. Sans appui extérieur, il devient difficile de répondre efficacement à leurs préoccupations », a-t-il déploré.
Le coordonnateur provincial d’AMAPA plaide ainsi pour un accompagnement urgent, estimant que l’amélioration des conditions de vie des personnes du troisième âge constitue un enjeu social majeur pour la province du Haut-Uele.
Junior kasamba/ Congo profond.net
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
