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HAUT-UELE : la jeune province se meurt déjà, Nangaa a la tête ailleurs !
Depuis que Christophe Nangaa Baseane trône à la tête de la jeune province du Haut-Uélé, le constat du dysfonctionnement de cette entité provinciale est criant. Le nouveau leadership tarde à faire décoller la province sur le plan du développement. Et pourtant, hormis les autres taxes provinciales, la province bénéfice d’une rétrocession de 1.008.000 dollars de la part de Kibali Gold Mine chaque mois.
Isiro, le chef–lieu de la province est déjà enclavé. Les éléments présentés comme réalisation de sa mandature sont cousus des mensonges éhontés, selon une bonne frange de l’option. Et pour cause !

Le gouverneur prétend avoir construit 680 kilomètres de route mais en réalité il n’y a que quelques tronçons qui sont aménagés. La route nationale RN 26 qui est celle qui relie ISIRO-MUNGBERE-WATSA était la plus fréquentable, mais en ce jour, cette RN 26 est devenue un calvaire pour ses usagers. Entre le tronçon WANGA-GOMBARI, le village KAGBARA est la référence d’un lieu de supplice pour les usagers de cette route au-delà des autres bourbiers en grave gestation entre APODO-DIFORO, KASIBU-TROIS PONTS-PENGE-32 KMS d’Isiro.
De part et d’autre de ce lieu (ici KAGBARA), il y a une montagne de roche idéale pour y exploiter de moellons et granulats à la construction de la route ; dommage que cette richesse naturelle n’est pas exploitée même pas touristiquement.
Ce village KAGBARA est constitué d’un terrain d’une humidité permanente. L’eau qui jaillit de la roche vient créer une nappe phréatique le long de la route et traverse cette dernière. Ce tronçon a été effectivement aménagé mais pendant la saison sèche, période pendant laquelle il ne pleut pratiquement pas, ce qui n’est pas nécessairement mauvais. Mais pour mieux faire, il est impérieux de mettre la couche qu’il faut sur le sol de sorte qu’à l’arrivée de la saison de pluie cette route résiste aux aléas climatiques.

Les usagers de cette route sont très nombreux : il y a des poids lourds, des bus, des camionnettes, des motos et de vélos pour ne pas négliger les piétons. L’avènement de la saison de pluie a remis en cause les travaux effectués surtout qu’il semble qu’il a été effectué avec un amateurisme sans pareil. Le ORC, (Oriental road construction) qui est chargé de ces travaux y a plutôt déversé de l’argile en lieu et place d’une couche d’enrochement et limonites compactés en y mettant d’abord des buses ensuite charger le sol jusqu’à un certain niveau, comme on avait fait l’autrefois à INGI ; de telle sorte que quand l’eau soit de la pluie et soit celle jaillissant du rocher traverse facilement de l’autre côté de la route et épargne les habitants alentours d’une éventuelle inondation plus tard. Comme cela n’a pas été fait, l’eau qui vient de tout part stagne et le passage de plusieurs véhicules fait resurgir des couches importantes de boues dues au mélange de l’eau stagnante et l’argile. Du coup la route est devenue impraticable… récemment, on pourrait compter plus de soixante-dix véhicules stationnés de part et d’autre de l’endroit sinistré.
Or ce tronçon déjà sinistré qu’on comptait parmi les aménagés, il y a la route qui va à IBAMBI, village natal du gouverneur, un tronçon moins important dans le désenclavement de la province mais qui est devenu une route prioritaire aux allures d’un boulevard.
Les autres tronçons sur lesquels se concentre le gouvernement provincial sont :
la route qui mène vers BOLEBOLE où il y a une grande carrière d’extraction d’or.
le tronçon DIKINDI (carrière d’extraction artisanale d’or) qui se situe entre NAVA-PAWA.
Et pourtant ce sont des tronçons non essentiels pour le développement économique de la province aux négligences du tronçon NAVA-33 Km-WAMBA-NIANIA.

De six territoires que compte la jeune province du Haut-Uéle ces routes suivantes ne sont pas aménagées :
-Territoire de WAMBA, le tronçon Wamba-Lingondo-Betongwe-Mungbere, zéro kilomètre aménagé et pourtant ce tronçon desserte à l’huile de palme le territoire de Watsa.
-Territoire de WATSA, tronçon Dubele-Kokoro-Mayitulu-Arombi-Ngeve-Baku, zéro kilomètre aménagé. Tronçon vers Giro, non aménagé.
-Territoire de FARADJE, le tronçon Kitambala-Aba, non aménagé. Tronçon Faradje-Dungu, non aménagé.
-Territoire de DUNGU, tronçon Dungu-Duru-Bitima-Nambia jusqu’à la frontière avec le Soudan du sud, non aménagé. Tronçon Dungu-Ngilima-Bangadi-Doruma, non aménagé. Tronçon Dungu-Ndedu-Tora zéro kilomètre aménagé.
-Territoire de NIANGARA, tronçon Dungu-Babagu-Ganga, non aménagé. Tronçon Dungu-rond-point 21-Niangara, zéro kilomètre aménagé. Tronçon Niangara-Tapili-Ndingba, zéro kilomètre aménagé.
Territoire de RUNGU, tronçon Neisu-Engbunda-Nangosira zéro kilomètre aménagé. Route Medje, zéro kilomètre aménagé.
Somme toute, les tronçons qui sont aménagés, qui ne représentent même pas le 10 pourcents (10%) de la route que constitue la province sont faits pour des intérêts d’extraction artisanale de l’or. Parmi les machines achetées pour l’aménagement des routes, on trouve plus des excavateurs (machine appropriée pour l’orpaillage) en lieu et place des compacteurs et des niveleuses. L’intérêt des gestionnaires de la province est plus mercantiliste que développemental.
A plus !
Paku Ngana( C.P)
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
