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Haut-Uele : Irene Ira Dada électrise le secteur minier au cœur de Kibali Goldmine
Dans le vacarme discret des turbines de la centrale hydroélectrique d’Azambi, Irene Ira Dada, jeune femme originaire de Bunia ( Province de l’Ituri), inspecte les installations avec l’assurance d’une professionnelle aguerrie. Âgée d’un peu plus de vingt ans, elle incarne le visage nouveau de la main-d’œuvre féminine dans le secteur minier congolais.

« Je travaille comme électricienne : on fait la maintenance, les inspections… Chaque heure, il faut vérifier le fonctionnement des machines, et chaque matin, on procède à une inspection générale », explique-t-elle, casque vissé sur la tête.
Une passion née sur les bancs de l’école
Formée en électricité à Bunia, Irene n’a pas suivi la voie des recommandations ou du favoritisme. « Je suis tombée sur une offre, j’ai postulé, passé le test et j’ai été retenue. Kibali m’a donné la chance », raconte-t-elle. Depuis 2020, elle assure le bon fonctionnement des équipements qui alimentent en énergie la plus grande mine d’or industrielle de RDC.
Kibali Goldmine, un acteur de l’inclusion

Au-delà de ses performances économiques, Kibali Goldmine déploie une politique ambitieuse de promotion du leadership féminin. L’entreprise recrute sur la base des compétences, forme ses collaboratrices et ouvre des perspectives de carrière dans des domaines techniques encore très masculinisés.
« Ici, je pratique ce que j’ai appris. Ce métier me passionne et me pousse à me dépasser chaque jour », confie Irene, sourire discret mais déterminé.
Inspirer la jeunesse féminine

Dans une région enclavée comme le Haut-Uele, où l’accès des filles aux métiers techniques reste limité, le parcours d’Irene a valeur d’exemple. Kibali Goldmine espère ainsi attirer plus de jeunes femmes vers les filières scientifiques et technologiques, moteur essentiel du développement durable local.
Zoom sur la centrale hydroélectrique d’Azambi

Située à proximité de la mine, la centrale d’Azambi est l’une des principales sources d’énergie de Kibali Goldmine. Elle alimente non seulement les opérations minières mais aussi certaines infrastructures communautaires, contribuant à réduire l’empreinte carbone de l’entreprise et à stabiliser l’approvisionnement énergétique de la région.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
