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Société

Haut-Uele : collision violente entre un camion et un taxi à Aungba, 6 blessés dans un état critique, le chargeur en fuite

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Un grave accident de circulation s’est produit ce lundi 13 avril 2026 en dépassant la barrière de péage d’Aungba, sur l’axe routier menant vers Aru, dans la chefferie Bari-Logo en territoire de Watsa. Le bilan provisoire fait état d’au moins six blessés graves, tandis que le chauffeur du véhicule à l’origine présumée du drame a pris la fuite.

Selon les premières informations recueillies sur place, l’accident implique un camion de type Fuso, transportant des roseaux, entré en collision avec un taxi transportant cinq passagers. Le choc, d’une rare violence, a occasionné des blessures graves chez plusieurs occupants du véhicule léger, ainsi que parmi les personnes à bord du camion.

D’après Joseph Kelema, coordonnateur territorial de la société civile du Congo dans le territoire de Watsa qui s’est confié à CONGOPROFOND.NET : « la situation est préoccupante, certaines victimes ayant été admises à l’hôpital dans un état critique ». Il redoute un alourdissement du bilan dans les heures à venir, au regard de la gravité des blessures enregistrées.

Les victimes ont été évacuées en urgence vers des structures sanitaires de la région, où elles reçoivent actuellement des soins intensifs. Sur le lieu du drame, les éléments de la Police de Circulation routière (PCR) sont rapidement intervenus pour procéder aux constats d’usage et ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident.

Des zones d’ombre persistantes

Si les causes précises de la collision restent à établir, plusieurs sources évoquent déjà des hypothèses liées à l’excès de vitesse, à une possible défaillance mécanique ou encore à un non-respect du code de la route

La fuite du chauffeur du camion soulève par ailleurs des interrogations majeures quant à sa responsabilité éventuelle. Ce comportement, fréquent dans les accidents graves en zones rurales, complique souvent le travail des enquêteurs et retarde l’établissement des responsabilités.

Un problème structurel de sécurité routière

Au-delà de ce drame, cet accident met en lumière les défis persistants en matière de sécurité routière dans cette partie du Haut-Uele. L’axe Watsa-Aru, vital pour les échanges économiques et la mobilité des populations, est régulièrement le théâtre d’accidents, souvent dus à l’état des routes, au manque de signalisation adéquate et à l’insuffisance de contrôles routiers.

Dans ce contexte, les appels à la prudence lancés par la société civile résonnent comme un rappel urgent à la responsabilité collective des usagers de la route. « Il est impératif que chacun respecte les règles de conduite pour éviter de nouvelles tragédies », a insisté Joseph Kelema.

Entre urgence humanitaire et nécessité de réforme

Cet accident relance également le débat sur la capacité de prise en charge des urgences médicales dans les zones rurales, où les infrastructures sanitaires demeurent souvent limitées face à des situations critiques.

Pour les observateurs, une réponse durable passe par un renforcement des politiques publiques en matière de transport, incluant : la modernisation des infrastructures routières, la formation rigoureuse des conducteurs, et une présence accrue des forces de régulation routière.

En attendant les conclusions de l’enquête, la population locale reste sous le choc, tandis que les familles des victimes vivent dans l’angoisse.

Junior Kasamba

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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