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Provinces

Haut-Uélé : Blaise Omunyepa présente ses condoléances à la communauté Nande et exige le rétablissement de l’autorité de l’État

Le président fédéral du parti politique Alliance pour le Changement (A.Ch), fédération du Haut-Uélé 2, Blaise Omunyepa, a présenté, ce lundi 27 juillet 2026, ses condoléances à la communauté Nande à la suite de la recrudescence des attaques meurtrières enregistrées à Durba, dans le territoire de Watsa. Dans une interview exclusive accordée à CongoProfond.net, il a appelé les autorités à rétablir l’autorité de l’État afin de mettre un terme à l’insécurité qui continue d’endeuiller la province du Haut-Uélé.

Le responsable politique s’est dit profondément préoccupé par la multiplication des assassinats, des braquages et des incursions d’hommes armés qui entretiennent un climat de peur au sein de la population. Selon lui, seule une action vigoureuse des services de défense et de sécurité permettra de restaurer la confiance des citoyens et de garantir la protection des personnes ainsi que de leurs biens.

Blaise Omunyepa a exprimé sa solidarité envers les familles des victimes et l’ensemble de la communauté Nande durement éprouvée par cette série de violences. Il a invité la population à demeurer unie, à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les autorités compétentes dans la lutte contre la criminalité.
Il a, en outre, exhorté le Gouvernement à prendre des mesures concrètes pour renforcer la présence de l’État dans les zones touchées, identifier les auteurs des attaques et les traduire devant la justice. Pour le président fédéral de l’Alliance pour le Changement, le retour durable de la paix passe par une réponse ferme de l’État face à l’insécurité grandissante.

Contexte. Cette nouvelle prise de position intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu dans le territoire de Watsa. Le 17 juillet dernier, 70 détenus se sont évadés de la prison centrale de Watsa, parmi lesquels 15 prévenus poursuivis par l’auditorat militaire pour usage illicite d’armes et de munitions de guerre, ainsi que 55 autres poursuivis par le parquet civil pour diverses infractions de droit commun. Cette évasion avait suscité une vive inquiétude au sein de la société civile, qui avait appelé les autorités à diligenter une enquête, retrouver les fugitifs et renforcer les dispositifs de sécurité dans un territoire déjà confronté à une recrudescence des attaques armées.

Junior kasamba/ Congoprofond.net