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Haut-Uele : Bari-Logo réclame la transparence sur les retombées de Kibali Gold Mine et appelle à préparer l’après-mine
La Société civile Forces vives de la chefferie Bari-Logo, dans la province du Haut-Uele, plaide pour une gestion plus transparente des retombées de l’exploitation minière de Kibali Gold Mine. Son vice-coordonnateur, Dieudonné Tshumare Angonayo, appelle à un suivi rigoureux des mécanismes de développement communautaire, à une meilleure prise en compte des populations locales et à l’anticipation de l’après-mine. Il s’est exprimé lors d’une interview exclusive accordée à CongoProfond.net, jeudi 8 octobre 2026.
Au cours de cet entretien, Dieudonné Tshumare Angonayo a abordé plusieurs questions liées à la gouvernance minière, notamment le cahier des charges, la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires destinée au développement communautaire, ainsi que les engagements environnementaux et sociaux découlant des études d’impact environnemental et social (EIES).
Pour le responsable de la Société civile, ces mécanismes doivent produire des résultats tangibles au bénéfice des communautés concernées. Il insiste sur la nécessité d’une gestion transparente des ressources et d’une implication effective de toutes les parties prenantes, notamment les autorités publiques, l’entreprise minière et les représentants des populations locales.
Préparer dès maintenant l’après-mine
Au-delà de la gestion des retombées de l’exploitation minière, Dieudonné Tshumare Angonayo attire l’attention des autorités provinciales sur l’avenir économique des communautés de Bari-Logo. Il rappelle que les ressources minières ne sont pas éternelles et estime qu’il est indispensable d’anticiper les conséquences de la fin des activités extractives.
Selon lui, l’action des pouvoirs publics ne devrait pas se limiter à la prise de décisions administratives ou aux opérations de démolition. Elle devrait également s’accompagner d’initiatives concrètes en faveur du développement durable, de la diversification des activités économiques et du renforcement de l’autonomie des communautés locales.
L’emploi local et la cohabitation au cœur des préoccupations
Le vice-coordonnateur de la Société civile Forces vives de Bari-Logo appelle également Kibali Gold Mine à accorder davantage d’opportunités professionnelles aux populations autochtones. Il estime que l’accès à l’emploi constitue un enjeu majeur pour permettre aux communautés riveraines de bénéficier plus directement de l’exploitation des ressources de leur milieu.
Il invite par ailleurs la société minière à mieux délimiter ses espaces d’exploitation et ses emprises afin de prévenir d’éventuels conflits fonciers avec les communautés riveraines. Une délimitation claire, associée à un dialogue permanent, pourrait contribuer à réduire les tensions et à favoriser une cohabitation apaisée entre l’entreprise et les populations locales.
Un appel au dialogue et à la concertation
Abordant la question du leadership local, Dieudonné Tshumare Angonayo salue celui de Benjamin Tauli, tout en l’encourageant à renforcer l’écoute et la concertation avec les communautés, les autorités et la société minière.
Pour lui, la prise en compte des préoccupations des différentes parties prenantes est essentielle pour consolider la cohésion sociale et favoriser le développement de la chefferie Bari-Logo.
À travers ces différentes préoccupations, la Société civile Forces vives de Bari-Logo remet au centre du débat la gouvernance des retombées minières et leur contribution effective au développement local. L’enjeu est de faire en sorte que les engagements pris dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles se traduisent par des bénéfices concrets pour les populations, grâce à une gestion transparente, une concertation permanente et une vision du développement qui dépasse la durée de vie de la mine.
Junior Kasamba / CongoProfond.net