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Haut-Uele : 6 camions de Kibali Gold Mine incendiés par des manifestants à Abinva
Une vive tension a éclaté dans l’après-midi du lundi 20 octobre à Abinva, au sud du territoire de Faradje (province du Haut-Uele), où six camions appartenant à la société minière Kibali Gold Mine ont été incendiés par des manifestants en colère.
Selon des informations rapportées par Buniaactualite.cd, tout serait parti d’une descente d’une équipe de Kibali Gold Mine dans la zone d’Abinva. Cette délégation avait pour mission d’expulser des exploitants artisanaux utilisant des machines pour extraire de l’or sur des sites considérés comme faisant partie du périmètre d’exploitation légal de la société, notamment à Abinva, Marabi, Gaga, Tanzi, Makoro, Dix Pas et Bovi.
« Les agents de Kibali sont venus pour déloger les creuseurs, mais la population a mal interprété cette opération, pensant à une provocation », a expliqué un membre de la société civile locale, cité par le média.
Craignant de perdre leur principale source de revenus, plusieurs orpailleurs artisanaux ont réagi violemment. Ils ont érigé des barricades et bloqué la route nationale à l’aide de troncs d’arbres.
« Nous n’avons pas d’autres moyens pour nourrir nos familles. Si on nous empêche de creuser ici, où irons-nous ? », a déclaré un orpailleur interrogé sur place.
Les tensions ont dégénéré dans la soirée, entraînant l’incendie des six camions de la compagnie minière.
« La situation a complètement échappé au contrôle. Certains jeunes, visiblement très en colère, ont mis le feu aux véhicules », a témoigné un habitant d’Abinva.
Selon les mêmes sources, le calme est revenu dans la matinée du mardi 21 octobre. La circulation sur l’axe Aru–Faradje–Watsa a été rétablie, et les activités économiques reprennent progressivement dans la localité, même si la tension reste palpable.
« Nous avons pu rétablir la circulation et la population commence à vaquer à ses occupations. Le calme reste cependant fragile », a confié un acteur de la société civile.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
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Kinshasa : Un policier abattu à Masina, un militaire de la Garde Républicaine devant la justice
Une audience publique s’est tenue ce mardi 10 mars 2026 à Kinshasa dans l’affaire du décès du policier Ngetadidi Juslain, connu sous le surnom de « Me Rouge ». L’agent avait été tué le 14 février 2026 alors qu’il était en service au sous-commissariat Révolution, situé dans la commune de Kimbanseke.
Le principal prévenu dans ce dossier est Kaseba Katembwe, un militaire appartenant à la Garde Républicaine, poursuivi notamment pour meurtre.

Une affaire liée au vol présumé d’une moto
D’après les éléments présentés par la partie civile, les faits remonteraient au 13 février 2026. Ce jour-là, l’accusé aurait participé au vol d’une moto en compagnie de son ami Félicien Itani, également militaire.
Le lendemain, 14 février, ce dernier aurait été arrêté par les policiers du sous-commissariat Révolution et placé au cachot.
Une altercation qui tourne au drame
Toujours selon la partie civile, Kaseba Katembwe se serait ensuite rendu au poste de police afin d’exiger la libération immédiate de son ami. Une vive altercation aurait alors éclaté avec le policier Ngetadidi Juslain.
Au cours de cet échange tendu, le militaire aurait sorti son arme et tiré à bout portant sur l’agent, avant de procéder à la libération de son ami détenu.
Une tentative de manipulation de l’information
Après les faits, les deux hommes auraient transporté la victime vers l’hôpital Sino-Congolais. Parallèlement, ils auraient diffusé une information erronée présentant le policier comme un criminel, selon les déclarations rapportées par la partie civile.
Un suspect arrêté, un autre toujours recherché

Arrêté le 17 février pour meurtre et vol de moto, Kaseba Katembwe aurait été formellement reconnu par le plaignant du vol de moto. Ce dernier a expliqué devant le tribunal les circonstances dans lesquelles les deux militaires lui auraient ravi son engin. Quant à son présumé complice Félicien Itani, il serait actuellement porté disparu. Le tribunal a exigé sa comparution afin d’éclairer davantage les circonstances de cette affaire.
L’instruction se poursuit et le dossier reste en examen devant la justice.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
