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Haut-Uele : 6 camions de Kibali Gold Mine incendiés par des manifestants à Abinva
Une vive tension a éclaté dans l’après-midi du lundi 20 octobre à Abinva, au sud du territoire de Faradje (province du Haut-Uele), où six camions appartenant à la société minière Kibali Gold Mine ont été incendiés par des manifestants en colère.
Selon des informations rapportées par Buniaactualite.cd, tout serait parti d’une descente d’une équipe de Kibali Gold Mine dans la zone d’Abinva. Cette délégation avait pour mission d’expulser des exploitants artisanaux utilisant des machines pour extraire de l’or sur des sites considérés comme faisant partie du périmètre d’exploitation légal de la société, notamment à Abinva, Marabi, Gaga, Tanzi, Makoro, Dix Pas et Bovi.
« Les agents de Kibali sont venus pour déloger les creuseurs, mais la population a mal interprété cette opération, pensant à une provocation », a expliqué un membre de la société civile locale, cité par le média.
Craignant de perdre leur principale source de revenus, plusieurs orpailleurs artisanaux ont réagi violemment. Ils ont érigé des barricades et bloqué la route nationale à l’aide de troncs d’arbres.
« Nous n’avons pas d’autres moyens pour nourrir nos familles. Si on nous empêche de creuser ici, où irons-nous ? », a déclaré un orpailleur interrogé sur place.
Les tensions ont dégénéré dans la soirée, entraînant l’incendie des six camions de la compagnie minière.
« La situation a complètement échappé au contrôle. Certains jeunes, visiblement très en colère, ont mis le feu aux véhicules », a témoigné un habitant d’Abinva.
Selon les mêmes sources, le calme est revenu dans la matinée du mardi 21 octobre. La circulation sur l’axe Aru–Faradje–Watsa a été rétablie, et les activités économiques reprennent progressivement dans la localité, même si la tension reste palpable.
« Nous avons pu rétablir la circulation et la population commence à vaquer à ses occupations. Le calme reste cependant fragile », a confié un acteur de la société civile.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
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Sanctions américaines contre Kabila : Jacquemain Shabani évoque « une conséquence logique » après une attente prolongée
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a réagi ce jeudi 30 avril à la décision des États-Unis visant l’ancien président Joseph Kabila. Il estime que cette sanction constitue « une conséquence logique, même si elle a tardé à venir », accusant l’ex-chef de l’État d’être à l’origine de la déstabilisation du pays.

Washington a inscrit Joseph Kabila sur la liste des personnes sanctionnées de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO. Les autorités américaines évoquent des liens présumés avec des groupes armés opérant dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo.
La mesure, prise en vertu de l’Executive Order 13413 modifié, prévoit le gel de tous les avoirs de l’ancien président sous juridiction américaine. Elle interdit également toute transaction entre lui et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Ces sanctions renforcent l’isolement financier et diplomatique de Joseph Kabila, dans un contexte politique et sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions autour de la situation dans l’est du pays.
Exaucé Kaya
