Politique
Haut-Katanga : L’UNAFEC obtient la chute du ministre provincial Lumbwe wa Mwanza Jean
Sur demande de l’Union nationale des Fédéralistes du Congo, le gouverneur de province Jacques Kyabula Katwe vient d’opérer un changement à la tête du ministère provincial de l’Intérieur, ce mercredi 06 juillet 2022.
En effet, indique-t-on, Lumbwe Mwanza Jean, a été ejecté pour désintéressement aux activités du parti et son refus de se soumettre aux obligations aux cotisations mensuelles (1/10 du salaire de tout cadre du parti ayant obtenu une fonction). Ainsi, la hiérarchie de l’UNAFEC a recommandé monsieur Muta Ndala Éric, son président fédéral, au gouvernement comme ministre provincial de l’Intérieur.
Le gouverneur de province a directement procédé à la nomination du proposé à la tête du ministère provincial de l’Intérieur et affaires coutumières, ce mercredi 06 juillet.
Notons que Eric Muta Ndala est le 5ème ministre provincial de l’Intérieur en trois ans depuis que Jacques Kyabula Katwe est à la tête de la province du Haut-Katanga.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
