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Haut-Katanga: le territoire de Pweto coupé du reste de la province !
Suite à la panne de la principale barge, depuis quelques semaines, qui servait à la traversée sur la rivière Luvua, le territoire de Pweto est coupé du reste de la province du Haut-Katanga. Quant à la route nationale numéro 5, en état de délabrement très avancé, elle est pratiquement impraticable. Pourtant, le gouverneur Jacques Kyabula, lors de son passage à Pweto, avait promis sa réhabilitation, voire de jetter un pont sur la rivière Luvua pour faciliter le passage des camions et passagers Aucune de ces promesses n’est tenue jusqu’à ce jour !
La population de Pweto exprime sa désolation et se sent oubliée par son gouvernement provincial.

Signalons qu’une entreprise est entrain d’exploiter les minerais dans ce coin du pays sans aucune trace d’impact social positif alors que la redevance minière est payée.
La population de Pweto demande aux autorités provinciale de trouver une solution rapide pour que ce territoire se reconnecte au reste de sa province.
Situé au nord-est du Katanga, jusqu’il y a deux décennies, l’agriculture et surtout la pêche étaient les principales activités des habitants du territoire de Pweto. Les noms des poissons comme Pale, Makobo, Ntembwa et Kisense sont célèbres dans tout le grand Katanga, voire à des milliers de kilomètres, à Kinshasa dans la capitale. La surexploitation au pire moment des années Mobutu a conduit à une diminution plus que sensible de la faune halieutique et à la disparition des plusieurs espèces.
A l’avènement de l’AFDL, en 1997, Anvil Mining Congo reprend à son compte l’ancienne Mine de Dikulushi et des années plus tard, le site de Kapulo, à Pweto.
Olivier MWAPE/ Congoprofond.net
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
