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Haut-Katanga : La SNEL en guerre contre le raccordement frauduleux et insiste sur le respect des horaires de délestage à Kasumbalesa ( Directeur Régional)
Au cours d’un entretien, le week-end dernier avec CONGOPROFOND.NET, le directeur régional de la société Nationale d’électricité dans le Grand-Katanga est revenu sur situation du courant électrique à Kasumbalesa.
Monsieur MUTOMBO a vivement déploré les raccordements frauduleux du courant par des particuliers en connivence avec des agents de sa société. C’est ainsi qu’il annonce la descente à Kasumbalesa d’une commission qui va traquer ces fraudeurs du courant. » La SNEL n’est reconnaît pas le double raccordement dans les ménages de Kasumbalesa. Nous sommes au courant de cette pratique des gens qui ne veulent pas vivre le délestage comme les autres. La commission est a pied d’œuvre pour y mettre fin une fois pour toute », a-t-il déclaré.
S’agissant du système de délestage imposé par la SNEL à Kasumbalesa, le Directeur Régional insiste sur le respect de son horaire qui est imposable à tous sans distinction de rang social.
Concernant la gestion des transformateurs des privés, la SNEL a pris l’option de reprendre son pouvoir de l’autorité du courant à Kasumbalesa avec la construction de la station électrique des grandes capacités.
Joseph MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
