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Haut-Katanga: Kyungu massivement élu président du bureau définitif de l’Assemblée provinciale

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Antoine Gabriel Kyungu Wa-Ku-Mwanza s’est fait élire massivement, président du bureau définitif de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga lors de la plénière de ce samedi 20 février 2021, convoquée pour le vote et l’installation du bureau définitif après la déchéance du bureau de Freddy Kashoba Lubi Kibwe.

Sur 43 votants, 42 ont voté pour Kyungu, et un bulletin était nul.

Après avoir battu campagne le vendredi 19 février 2021, et promis aux députés un travail qualitatif en faveur du peuple qui l’a mandaté à l’organe délibérant, lequel travail va consister à tout faire, pour sécuriser sur tous les plans, autant qu’il le faut, les Haut-Katangais et leur rassurer une paisible vie sur leur terre, Gabriel Kyungu avait convaincu ses collègues députés qui lui avaient, pour la plupart, promis leurs voix, afin de le voir matérialiser sa vision.

« C’est clair que l’Assemblée provinciale est maintenant acquise à la cause de l’Union sacrée. La donne a changé; être élu massivement président du bureau de l’Assemblée provinciale, même par ceux qui étaient contre lui, est un signal fort, qui annonce l’avènement d’un impétueux vent de l’Union sacrée », s’est exprimé le député Belito, élu de Sakanya sur la liste de l’UDPS.

Notons, par ailleurs, que Gabriel Kyungu a fait l’objet de plusieurs débats en province, sur sa candidature au poste de président du bureau définitif de l’Assemblée provinciale.

Pour quelques notables Haut-Katangais, Kyungu est une ancienne expérience dans la gestion des institutions étatiques dans la région. Leur souhait serait de voir des nouvelles têtes d’affiche au poste de président de l’Assemblée provinciale.

Cette candidature beaucoup critiquée et même pas voulue, a finalement surpris plus d’un, par le fait qu’il s’est fait élire avec un nombre plus élevé qu’on s’y attendait le moins.

Gédéon ELONGA Béni/CONGOPROND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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