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HAUT KATANGA/ Kasumbalesa : ville ou commune, l’opinion publique divisée sur la question
Kasumbalesa, entité territoriale décentralisée, située à 90 km de la ville Lubumbashi dans la province du Haut Katanga. Son statut actuel allumette le débat parmi les gens de différentes obédiences politiques et sociales.
Pour certains, Kasumbalesa est une ville dont la gestion est sous le contrôle d’un maire et son adjoint. Les actes posés par ces autorités, les sont au nom de la ville quand bien-même les communes demeurent inexistantes.
Les décisions et les actés posés par les dirigeants de Kasumbalesa, tirent leur soubassement sur le décret n°13/024 du 13 juin 2018 du premier ministre portant changement des statuts de certaines entités du haut Katanga.
Par contre les autres précisent que la ville de Kasumbalesa demeure une commune rurale du territoire de Sakania, au regard de son positionnement dans la circonscription électorale de Sakania, province du haut Katanga et les problèmes d’ordre administratif, entre autre le manque de communes.
Depuis le lancement des opérations électorales, la population toute entière est assoiffée de connaitre la vérité sur cette question qui la divise.
» Nous sommes dans le flou sur cette question du statut de Kasumbalesa. Pourquoi nous vivons dans une ville sans commune ? Pourquoi nous dépendons toujours de Sakania sur le plan sanitaire, éducatif et de Kipushi sur le plan juridique si réellement nous sommes une ville ? La totale autonomie de Kasumbalesa comme ville attend quoi ? » s’interroge à haute voix un habitant de Kasumbalesa.
Cette question du statut de Kasumbalesa arrive à point nommé avec l’arrivée très prochaine du vice- premier Ministre et Ministre de l’intérieur Péter KAZADI à Lubumbashi dans le haut Katanga. La population de Kasumbalesa espère avoir des réponses précisions sur le statut de cette entité, car même les taxes sont perçues au nom de la ville et pour le compte de la ville.
Nous y reviendrons !
Joseph MALABA/Congoprofond.Net
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
