Actualité
Haut-Katanga : Kasumbalesa sous la menace de hausse des produits pétroliers !
Après une semaine d’incertitude, la Fédération des entreprises du Congo/ Kasumbalesa coupe court au silence et au doute.
Alain Masisa, président de cette structure, a confié à CONGOPROFOND.NET, ce mardi le 06 juillet 2021, le changement, dans les heures qui suivent, des prix du carburant sur le marché.
» A partir de ce mercredi 07 juillet 2021 il y aura changement de prix de produits pétroliers dans le marché de Kasumbalesa, même à travers les stations pétrolieres, car le pétrole passe de 40$ à 70$ le baril ! Il y aura des bousculades aux stations pétrolieres dès ce mercredi », previent-il.
Il ajoute que le prix du carburant se négociera à 2500FC/L contrairement au prix actuel de 2000FC chez les revendeurs, 1800 FC à la station.
Toutefois, le numéro 1 de la FEC à Kasumbalesa invite les consommateurs au calme, car les négociations se poursuivent pour la baisse du prix du baril.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
