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Haut-Katanga : Impayés, les agents menacent d’organiser une journée sans péage !
Les agents du péage dans la province du Haut-Katanga traversent une période difficile est chaotique. Ils ont exprimé leurs colères et inquiétudes dans un mémo adressé au bureau de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga ce mardi 17 octobre 2023.
En somme dans ce document, ils dressent un tableau très noir de leur situation sociale qui demeure déplorable à cause du non payement de 6 mois de salaire et la rupture de tous les avantages sociaux.
Ces agents, fonctionnaires de l’État, sont inquiets d’apprendre de la bouche du gouverneur, lors d’un point de presse avec le ministre Patrick Muyaya, qu’il ne reconnait que 2 mois d’arriérés, alors qu’en réalité ils enregistrent plutôt 6 mois. Cette déclaration du gouverneur a provoqué, parmi les agents de la DPGP et dans différents ménages, beaucoup d’incompréhension et de peines. Ces fonctionnaires rappellent qu’ils font face à beaucoup de défis notamment la non scolarisation de leurs enfants, le non payement des loyers, l’accès difficile aux soins médicaux, etc.
Par cette démarche, ces agents du péage sollicitent l’implication du président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga afin de trouver une solution définitive avant la fin de cette année.
Pour encore faire entendre leur colère, ces agents annoncent incessamment une journée sans péage.
Joseph MALABA/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
