Justice
Haut-Katanga : Guillaume Ngefa lance une tournée d’inspection des prisons, première étape à Buluo
En mission officielle dans le Grand Katanga depuis la nuit du samedi 13 septembre, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a entamé une tournée d’inspection des établissements pénitentiaires de la région.
Sa première étape l’a conduit, lundi 15 septembre 2025, à la prison à haute sécurité de Buluo, dans la province du Haut-Katanga.
Construit pour accueillir 600 détenus, le centre pénitentiaire de Buluo en héberge aujourd’hui 561, mais dans des conditions particulièrement préoccupantes. Selon les constats du ministre, l’ensemble des prisonniers est entassé dans un seul pavillon conçu pour seulement 100 individus. Dans certaines cellules prévues pour dix personnes, on en compte jusqu’à trente.
« C’est une situation qui n’est pas correcte », a déploré Guillaume Ngefa, avant d’annoncer que le gouvernement mettra tout en œuvre pour réhabiliter le quartier communautaire de la prison. Cette rénovation devrait permettre d’accueillir près de 500 personnes dans de meilleures conditions, réduisant ainsi la promiscuité actuelle.
Au-delà de cette visite, le ministre d’État a insisté sur la nécessité de réformer en profondeur le système carcéral congolais, régulièrement pointé du doigt pour ses conditions de détention marquées par la surpopulation, l’insalubrité et l’insuffisance d’infrastructures adaptées.
Cette tournée dans le Grand Katanga se poursuivra dans d’autres maisons carcérales, l’objectif étant de dresser un état des lieux précis et de proposer des solutions urgentes afin d’améliorer le respect des droits humains en milieu carcéral.
Dorcas Mwavita
Justice
Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko
Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.
C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.
Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.
En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.
Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
