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Haut-Katanga: 3.459 cas de vol à mains armées et 62 tués de janvier à juin 2020 ( Société Civile)
Ce mercredi 26 août 2020, la société civile du Haut-Katanga, a publié, d’une manière détaillée, un rapport semestriel sur la situation sécuritaire dans la province.
Il est répertorié jusqu’à ce jour, soit de janvier à juin 2020, au total 3459 cas de vol à mains armées dans la province du Haut-Katanga.

Selon Bertin Tshoz, présentateur dudit rapport, 2210 cas ont été enregistrés dans la commune Annexe et 669 cas à Kasumbalesa. Avril est le mois le plus criminogène avec 1120 cas.
Plus de 62 personnes ont perdu la vie dont 50 dans la commune Annexe, soit près de 92%. 1009 cas de viol dont 421 lors des vols à mains armées. 48 cas de braquage des stations, 45 cas d’enlèvements.

Il note également que parmi les acteurs, il y a : 5% d’enfants en conflit avec la loi (shegués), 20% de civils et 75% d’ hommes en uniforme.
Ces actes d’insécurité ont été commis de 23h à 3h du matin.
Il sied de rappeler qu’à Lubumbashi, l’insécurité fait sa loi. Toutes les nuits, des cas de vol et de meurtre, même dans les centres de santé, sont commis par des bandits, professionnels en arme à feu, et experts en renseignements.
Gédéon ELONGA/CONGOPROFOND.NET
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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
