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Analyses et points de vue

Guy Loando Mboyo : Du ministère de l’Aménagement du territoire en jungle congolaise

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Il est temps de parler franchement et sans détour de la présence injustifiée et de l’inutilité de Guy Loando Mboyo, Ministre d’État en charge de l’Aménagement du Territoire en République Démocratique du Congo au sein du gouvernement Judith Suminwa Tuluka. Dans un paysage politique déjà chaotique, sa seule présence est un affront à la raison et à l’intelligence collective du pays. Comment accepter que cet homme, dont la seule prétention à la fonction ministérielle semble être la gestion d’une fondation « Widal », continue d’arpenter les couloirs du pouvoir sans jamais produire un quelconque résultat tangible.

Si vous croyez qu’il y a eu un début de réflexion sur l’aménagement du territoire national, alors vous n’aimez pas ce pays. La RDC est en proie à une jungle urbaine qui s’étend comme une traînée de poudre, tandis que le Ministre d’État Guy Loando Mboyo, censé être le gardien de notre territoire, reste muet et inactif. Il est troublant de constater que la déforestation, l’urbanisation anarchique et l’indifférence environnementale se poursuivent, alors que celui qui est chargé d’anticiper ces transformations n’est jamais interpellé.

Le mérite de Guy Loando Mboyo ne réside pas dans ses capacités à gérer un ministère complexe, mais dans des actions philanthropiques qui, bien que louables, ne justifient en rien son maintien au sein du gouvernement. On peut être un excellent président-fondateur d’une association caritative et être un piètre ministre. Les deux fonctions sont aux antipodes l’une de l’autre et ne se valent pas. La gestion d’un ministère exige des compétences, une vision, et surtout un engagement envers l’intérêt général, des qualités qui semblent lui faire défaut.

Il est grand temps que la RDC exige des comptes à ceux qui, comme Guy Loando Mboyo, ont eu une présence trop prolongée dans l’exécutif sans rien apporter de concret. La médiocrité ne doit plus être le standard acceptable dans notre gouvernement. Les Congolais méritent mieux que des figures qui s’accrochent au pouvoir dans l’espoir de préparer leurs ambitions présidentielles futures.

L’aménagement du territoire n’est pas un simple slogan ; c’est une nécessité pour garantir un cadre de vie décent aux citoyens. La RDC doit cesser d’être un terrain vague où la jungle s’installe, où la saleté et la désorganisation règnent. Guy Loando Mboyo doit comprendre que sa mission est de transformer notre pays en un espace vivant, respirable et structuré. En l’état actuel, il n’est rien de plus qu’un ministre inutile dans une jungle insalubre, irrespirable et invivable.

Il est temps de dire stop à cette situation. Il est temps de réclamer un changement, de demander des résultats, et de ne plus tolérer la présence de ceux qui se contentent de faire de la figuration. La RDC a besoin d’un véritable leader en matière d’aménagement du territoire, pas d’un homme dont les actions se limitent à un charitable écran de fumée. Le temps de la médiocrité est révolu ; il est temps de se lever pour un avenir meilleur.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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