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Guillaume Ngefa fixe le cap 2026 : Rigueur éthique, Discipline, Proximité et Crédibilité pour une justice au service du citoyen
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a présidé ce mardi une rencontre stratégique avec les agents, cadres de l’administration judiciaire et membres de son cabinet, à l’INAFORJ au Palais de justice. Cette réunion de clôture de l’année 2025 a marqué la définition d’une ligne de commandement claire : rigueur éthique, discipline, lutte contre la corruption, proximité avec le citoyen et restauration de la crédibilité du ministère.

Tolérance zéro à partir de 2026
Le Garde des Sceaux a annoncé une tolérance zéro face aux pratiques déviantes affectant l’appareil judiciaire, notamment le monnayage des actes, l’absentéisme, la concussion, l’indiscipline hiérarchique et les retards répétés.
« Le temps de l’observation est révolu : place aux sanctions, positives ou négatives. Nous devons incarner les valeurs de la République. », a déclaré le Ministre d’État, Ministre de la Justice.
Justice de proximité : protéger le citoyen

Le Ministre d’État a réaffirmé sa détermination à couper les circuits parallèles et les tentatives d’extorsion autour de la délivrance des documents judiciaires.
La chancellerie veille désormais à ce que chaque document émis soit légal, légitime et crédible, garantissant la confiance du citoyen.
Lutte contre la corruption : priorité aux actes

Sans communication excessive, plusieurs actions ont été menées en 2025 contre des auteurs présumés de spoliation foncière, fraude minière et corruption.
Des mécanismes interministériels permanents ont été instaurés pour renforcer l’efficacité de la riposte publique.
« Nous n’avons pas besoin de communiquer pour agir. Ce sont les actes qui parlent. », a-t-il martelé.
Diplomatie judiciaire : renforcer la voix de la RDC

Le Ministère de la Justice assume pleinement son rôle de pilote des contentieux nationaux et internationaux et de conseiller juridique du Gouvernement, contribuant à redonner à la RDC un poids renforcé sur la scène judiciaire mondiale.
Programme pénitentiaire : moderniser et humaniser
Constatant la vétusté des infrastructures pénitentiaires, certaines remontant à 1925, le Ministre d’État a confirmé le lancement dès 2026 d’un programme national de construction et de réhabilitation des prisons.
La lutte contre les rétrocommissions a permis de sécuriser le paiement régulier des fournisseurs, garantissant transparence et efficacité.
Un message aux équipes : discipline, hiérarchie, service
S’adressant aux membres de son cabinet, Guillaume Ngefa a rappelé que la fonction ministérielle est d’abord un service à l’État, exigeant loyauté, méritocratie, humilité et solidarité institutionnelle. « Aucun dossier n’est individuel : tout relève de la responsabilité de l’État. », indique-t-il à ses collaborateurs.
Conclusion : des réformes pour l’avenir
« Je suis un passager. Les réformés, elles, doivent rester…», a fait savoir le patron de la Justice congolaise.
À travers cette feuille de route, le Ministère de la Justice engage l’année 2026 sous le signe de la crédibilité, de la rigueur et de la confiance citoyenne, afin de consolider l’État de droit et renforcer l’efficacité de l’action publique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
