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Actualité

Guillaume Ngefa bouscule les codes : Vers un leadership sans « Excellence » au ministère de la Justice

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Lors d’une réunion de cabinet marquée par la franchise et l’esprit d’ouverture, le Ministre d’État, Ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a créé la surprise en annonçant l’interdiction formelle de l’usage du titre honorifique « Excellence » à son égard. Ce choix, loin d’être anodin, traduit une volonté claire de rompre avec les pesanteurs protocolaires qui, selon lui, freinent la proximité et l’efficacité dans l’action publique.

Pour le ministre, ces formules de déférence entretiennent une distance artificielle entre le responsable politique et ses collaborateurs. « Nous avons besoin de proximité, de sincérité et d’un véritable esprit d’équipe pour atteindre les résultats que la nation attend de nous », a-t-il affirmé, insistant sur une conception du leadership fondée sur la collaboration et le service collectif plutôt que sur le prestige hiérarchique.

Cette décision s’inscrit dans un courant plus large de réforme de la gouvernance, visant à transformer la culture administrative et à renforcer la responsabilité partagée au sein des institutions. En renonçant à un symbole de pouvoir figé, Guillaume Ngefa entend replacer l’action publique dans une logique d’efficacité et de résultats.

Au-delà du ministère de la Justice, ce geste résonne comme un signal fort : il rappelle que l’autorité ne doit pas être confondue avec le privilège et que la véritable « excellence » se mesure aux services rendus aux citoyens. Dans un contexte où la société exige plus de transparence et d’efficacité, cette approche pourrait inspirer d’autres responsables à repenser leur manière d’exercer le pouvoir.

Tchèques Bukasa 

 

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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