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Guerre M23/Rwanda : Les activités socio-économiques reprennent après les affrontements à Goma
Les activités socio-économiques reprennent timidement ce lundi 3 février 2025 dans la ville de Goma. Certains habitants ont bravé la peur pour aller constater l’ampleur des dégâts causés par les envahisseurs au centre-ville. Malheureusement, plusieurs entreprises étatiques ont été sérieusement vandalisées. Le directeur du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et celui de la Caisse d’Épargne du Congo (CADECO) ont témoigné des pertes importantes subies par leurs institutions respectives.
Selon le responsable du FPI, les assaillants ont emporté une camionnette, un coffre-fort contenant une somme importante destinée au paiement des primes du personnel, ainsi que l’ensemble du matériel de bureau. Du côté de la CADECO, les bureaux ont été saccagés et deux véhicules de marque Land Cruiser ont été volés.
Face à cette situation, les responsables des institutions publiques dénoncent non seulement ces actes de vandalisme, mais aussi l’insécurité permanente dont ils sont victimes. Contraints de vivre dans la clandestinité, ils craignent pour leur vie. La population locale, témoin de ces pillages, dénonce une stratégie visant à affaiblir davantage l’économie de la ville et à précariser les agents de l’État.
Dans un appel pressant, les habitants de Goma ainsi que les chefs des institutions publiques exhortent le gouvernement central à une réaction urgente. Ils interpellent également la communauté internationale afin de stopper ces actes barbares qui menacent non seulement la stabilité de la ville, mais aussi la vie de ses habitants.
Dorcas Mwavita/ CONGOPROFOND.NET
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Lubumbashi face aux Kuluna : 153 jeunes délinquants et volontaires envoyés en formation au Service National
Lubumbashi, capitale cuprifère du Haut-Katanga, a vécu ces derniers mois une montée spectaculaire de l’insécurité urbaine. Des affrontements en plein jour entre jeunes délinquants appelés « Kuluna » sèment la terreur dans les rues, compromettant la quiétude des Lushois. Pour contrer ce phénomène, les autorités provinciales ont décidé de passer à l’action.
Ce lundi 15 décembre 2025, 153 jeunes, parmi lesquels 12 filles, ont été envoyés au centre de formation du Service National basé à Mamboa, dans le territoire de Kanyama-Kasese, via Mbuji-Mayi. Leur encadrement vise une réinsertion socio-professionnelle à travers l’apprentissage de divers métiers.
Cette opération a été personnellement supervisée par Martin Kazembe, gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, qui a adressé un message ferme mais bienveillant aux jeunes concernés : « Là où vous allez, personne ne va vous faire du mal. Au contraire, vous apprendrez un métier, vous deviendrez utiles à la société et reviendrez contribuer au développement de votre nation ».
Fait notable, le convoi comprenait également des volontaires, motivés par le désir de changer de vie. L’un d’eux, accompagné par sa mère, a témoigné : « Je suis volontaire. Je veux servir ma nation et devenir un homme utile. »
Cette approche vient balayer les accusations d’arrestations arbitraires souvent portées contre le Service National. L’institution, rattachée à la Présidence de la République, rappelle qu’elle ne procède à aucune arrestation, mais reçoit des jeunes triés et encadrés en collaboration avec la Police nationale, dans le strict respect des droits humains.
Le programme ne s’arrête pas là : un deuxième lot de 153 jeunes est annoncé dans les jours à venir.
Avec cette initiative, le gouvernement provincial envoie un signal fort : ni la répression aveugle, ni la résignation ne viendront à bout du phénomène Kuluna, mais une politique d’encadrement, de formation et de transformation sociale, visant à rendre ces jeunes acteurs du développement plutôt qu’agents du chaos.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
