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Actualité

Guerre du M23 : La cité de Mwesso abandonnée par les rebelles

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Les habitants de la cité de Mwesso, dans le territoire de Masisi, sont surpris le matin de lundi 13 mars 2023, de se réveiller sans aucun militaire du Mouvement du 23 mars.

L’information vient d’être confirmée à la rédaction de CONGOPROFOND. NET par plusieurs sources concordantes.

En effet, un habitant joint sur place par nos confrères de tazamardc.net, précise que c’est apparemment la nuit que ces rebelles se sont retirés de la cité.

 » Nous nous sommes juste réveillés comme chaque matin, et aujourd’hui curieusement, nous trouvons un vide dans toutes les positions des rebelles « .

Néanmoins, des inquiétudes sont à signaler de la part des habitants sur cette disparition des rebelles.

Ils s’interrogent sur leur destination et affirment d’en avoir aucune information.

 » Nous ne savons pas la direction qu’ils ont prise, ni le plan qu’ils mettent en marche. Actuellement nous sommes très inquiets, nous ne savons pas s’il nous faut aussi abandonner la cité « , disent-ils.

De leur côté, certains observateurs pensent que les rebelles ne se retireront pas de Mwesso de cette façon.

Ils se seraient simplement concentrés dans les collines surplombant la cité afin que les habitants ne prennent pas l’habitude d’être au courant de tous leurs mouvements, soutiennent-ils.

Signalons que dans le dernier communiqué du M23, le retrait de Mwesso n’avait pas été évoqué, mais plutôt des entités de Karuba, Muremure, Nyamitima, Nkingo, Kagano et Kihuli, entités qu’ils disent vouloir abandonner entre les mains de la force régionale de l’EAC.

Franck Kaky/CINGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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